Que nul ne s’immisce dans les positions politiques stratégiques s’il n’est honnête et compétent !

0
242

Sans lecture ni écriture, vous planifiez de siéger dans des positions qui requièrent rigueur, esprit dialectique, argumentations, capacités analytiques, sens du recul, esprit de discernement et de justice. Sans un minimum minimorum, vous voulez porter le chapeau de père conscrit ; sans le béaba minimal, vous leurrez dans des phantasmes pour animer des scènes de comédies à l’enceinte Bicamérale, pour représenter le peuple. Dépourvu de science et de conscience, vous caressez le rêve d’occuper des postes décisifs dans la gouvernance de la République. Pour faire quoi, alors ? Il faut définitivement cesser ces plaisanteries au goût âcre qui accélèrent la descente aux enfers des valeurs et des vertus démocratiques et méritocratiques !

Le déroulement de la vie sur cette surface de 27 750 km carrés se réduirait-il à un jeu de Playstation à Walt Disney, un casino à Las Vegas, des ambiances de dominos et de cartes, des comédies de Mister Bean, de Lucky Luck, des scènes humoristiques de Tom & Jerry et des illustrations de Malice et Bouki ?

Comment une République historique si fière est-elle devenue si négligente à laisser les décisions de justice, de paix, de sécurité et de bien-être collectif entre les mains d’une pile d’individus incapables, insouciants et motivés uniquement par l’argent sale et la richesse facile. La médiocratie défile à vive allure dans les salons les plus prestigieux de la nation. Les cons nous ont envahis ! On les identifie dans des sempiternelles impostures, des invectives, des incohérences, des déraisons, des rancunes, des menaces, des accusations, des diffamations, des mensonges multicolores, des insensibilités et une absence d’éthique de responsabilité inédite.

Ces dirigeants myopes inaptes à assurer des coordinations entre les acteurs politiques et économiques pour tirer les conditions de vies vers le haut, sapent les références sacro-saintes de la société. Sans respect et sans retenue pour le denier public, ils pillent, gaspillent et dilapident dans une cleptomanie et une mégalomanie maladive les maigres ressources du pays. Petrocaribe, ONA, FAES, BMPAD, AGD, APN, CAS, FDI, Caravane-Changement, Dermalog, Dollar-Cinquante, la liste des dossiers et des institutions faisant l’objet de scandales et de corruptions outrageuses, s’allonge dans une lecture interminable.

Des répercussions désastreuses pour la société

Par la légèreté électorale de la population et/ou la volonté manifeste des faux amis de l’International d’imposer déloyalement des incultes dans la sphère décisionnelle de la conception et l’implémentation des projets de société, des vies innocentes sont anéanties, des jeunes décapitalisés, des zones et des routes nationales prises en otage, des familles désespérées, l’éducation hypothéquée et l’économie asphyxiée.

Il en résulte des pertes de temps énormes, des tergiversations, des diffamations, des futilités et des énergies canalisées vers le chaos au lieu de s’asseoir dans le respect mutuel pour faire face aux challenges et résoudre les véritables problèmes d’égalité, de justice, de santé, d’éducation, de loisir, de lumière et de transparence qui empoisonnent et emprisonnent le bien-être de plus de onze millions d’âmes humaines déçues et bafouées.

Aurions-nous oublié que la politique et donc la gouvernance avisée se placent en amont de la prospérité économique et de la cohésion sociale ? Par nos choix de politiques publiques, nous sommes capables de transformer un pays en une jungle infernale ou en un village paradisiaque.

Tant que la méritocratie ne dame pas le pion à la médiocratie, des dizaines de milliers de familles resteront sans abris, des centaines de milliers d’enfants n’atteindront pas les lieux de l’école ; des dizaines de milliers de jeunes prendront la fuite pour le Chili, le Brésil et la République Dominicaine. La recherche de la paix, la justice, l’égalité, l’éradication de la pauvreté et l’équité seront dès lors de belles maquettes hypocrites et de vœux pieux caressés par les organismes internationaux de protection et de promotion des droits humains.

Tant que ceux qui dirigent ne sont animés d’aucune générosité, du sens de justice, de compétences adéquates, de leadership et de visions magnanimes, le monde va toujours marquer des pas sur place, voire emprunter les sentiers de l’échec.

Juste comparez les deux plus récents présidents des Etats-Unis, vous verrez la différence. Jugez-en vous-mêmes. Visualisez les pays de l’Amérique Latine, certains avec une classe de dirigeants dignes, compétents, imprégnés de leadership et du sens de l’intérêt collectif ; d’autres caractérisés par la corruption, la petitesse et l’inaptitude. Vous apercevrez que les premiers ont cassé rendez-vous avec le bien-être de leurs populations et la seconde catégorie avec le désastre.

Les cas du Rwanda et de l’Afrique du Sud, respectivement pilotés par deux capitaines modèles, Paul Kagame et Nelson Mandela, sont notoires pour infirmer l’hypothèse fallacieuse et fataliste selon laquelle les pays croupis jadis dans la pauvreté et la discorde ne puissent se prendre en charge. Ces deux expériences persuasives du continent africains mettent en lumière les vertus de la bonne gouvernance et l’esprit de compétitivité quand les acteurs politiques concilient science et conscience.

Avez-vous indexé un certain système Peze Souse ?  Je vous réponds : prétexte !

En général, les systèmes, en raison des instances internationales qui les coiffent à travers les fameux documents de référence, ne peuvent se distancer de manière significative des balises universelles. La carte de système sortie par des dirigeants bluffeurs est juste une manipulation pour sortir la tête de l’eau.

Il faut tout simplement des hommes et des femmes dignes, compétents, en mesure de faire appliquer les principes et les valeurs véhiculés dans les prescrits du système établi. De potentielles faiblesses identifiées doivent être corrigées en vue d’améliorer les codes qui régissent le système. Mais, en cette deuxième décennie du deuxième millénaire, aucun pays n’est véritablement doté d’un système qui ferait la promotion d’inégalités, de vols, d’injustices, de banditismes, de crimes et de corruptions. Aujourd’hui, mêmes le radicalisme du Moyen-Orient est en train de lâcher du lest dans ses pratiques inefficientes et misogynes qui positionnaient la femme en dernier plan dans les activités économiques et sociales.

En Amérique et en Europe, les pays sont globalement guidés par des comportements universellement admis. Car tous, ils sont signataires des réflexions et planifications accouchées lors des sommets internationaux pour harmoniser les actions humaines vers des objectifs de justice et de partage de la prospérité.

Haïti en a trop souffert. L’enfance est abandonnée, la jeunesse est décrépie ; la vie des policiers est misérable ; la Cité s’apparente à un baril de poudre. Les visages sont crispés ; les poches vides ; l’espoir crucifié, la lumière obscurcie. Les services sont précarisés ; l’administration publique et le secteur privés sont déshydratés en raison des fuites massives de cerveaux en sursaut. Des crises humanitaires et des traumatismes psychologiques aigus pointent à l’horizon.

Pour une nouvelle dynamique visant la destitution de ces dérives et les funérailles de ces énergies négatives dans des programmes de bamboches sans réflexions qui amplifieraient les crimes et les cas de kidnapping et face à ce déchaînement de la kokoratisation « Ti Rès la Pou Pèp la » alimentés par les initiatives minables « Atè Plat », le bon sens nous invite à l’option de plébisciter des dirigeants intègres, dignes et honnêtes dans les rouages de l’administration publique de la nation.

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.