Le secteur financier des années 2020 : construire un système plus inclusif pendant cette nouvelle décennie

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Premier discours de 2020 de Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI au Peterson Institute for International Economics – Washington

Dimanche 19 janvier 2020 ((rezonodwes.com))–

I. Introduction

L’année ne compte encore que deux semaines mais une série d’événements ont déjà mis en lumière les défis communs auxquels nous faisons face.

En Australie, des feux de brousse dévastent le pays et tuent, nous rappelant que le changement climatique réclame son tribut.

Au Moyen-Orient , le conflit et les tensions croissantes ont placé toute la région dans une situation critique.

En matière commerciale, un accord important a été annoncé cette semaine, mais il reste fort à faire pour soigner les fractures existant entre les deux principales puissances économiques de la planète. Au-delà des États-Unis et de la Chine, c’est tout le système commercial mondial qui a besoin de profondes améliorations.

Si je devais identifier un thème à l’aube de cette nouvelle décennie, ce serait l’incertitude grandissante. L’incertitude relative à l’apaisement des tensions géopolitiques et au triomphe de la paix. L’incertitude concernant la possibilité de voir une trêve commerciale déboucher sur une paix durable et une réforme du commerce. L’incertitude quant à savoir si les politiques publiques pourront remédier aux frustrations et au mécontentement qui gronde dans de nombreux pays. Nous savons que cette incertitude nuit à la confiance des entrepreneurs, à l’investissement et à la croissance. Mais ce n’est pas ce type d’incertitude qui occupe les pensées de millions de personnes au jour le jour : elles pensent à l’incertitude entourant le paiement de factures à la fin du mois, à l’incertitude quant à la santé et au bien-être futurs de leurs familles, à la peur constante d’être laissées pour compte.

Ce matin, je voudrais donc me pencher sur un facteur d’incertitude en particulier, les inégalités, et vous faire part des résultats de nos nouveaux travaux sur le rôle du secteur financier dans ce domaine.

II. La montée des inégalités et les outils pour y remédier

Commençons par les bonnes nouvelles. Les inégalités de revenu entre les pays ont fortement diminué au cours des vingt dernières années , avec l’essor d’importants pays émergents en Asie. Certes, la situation reste préoccupante dans certaines régions, mais il est à noter qu’il s’agit du premier recul des inégalités mondiales depuis la Révolution industrielle [1] .

Néanmoins, la réalité est que dans le même temps, les inégalités se sont creusées dans de nombreux pays. Au Royaume-Uni, par exemple, les 10 % les plus riches détiennent aujourd’hui un patrimoine presque équivalent à celui des 50 % les plus pauvres [2] . Une situation comparable est observée dans la majorité des pays membres de l’OCDE, où les inégalités dans la répartition des revenus et de la richesse approchent ou atteignent des niveaux record [3] .

À certains égards, cette tendance préoccupante n’est pas sans rappeler le début du XXe siècle, quand les forces conjointes de la technologie et de l’intégration ont abouti au premier âge d’or, les Années folles, et, pour finir, à la catastrophe financière.

Le problème du changement climatique n’existait pas dans les années 1920, mais il se pose avec une extrême acuité aujourd’hui et les populations les plus pauvres et les plus vulnérables sont souvent les premières à payer le prix de ce défi existentiel. Selon la Banque mondiale, si nous ne parvenons pas à dévier la trajectoire climatique actuelle, 100 millions de personnes supplémentaires pourraient être en situation de pauvreté extrême d’ici 2030 [4] .

Nous devons par conséquent retenir les leçons de l’Histoire, tout en les transposant à notre époque. Nous savons que des inégalités excessives freinent la croissance et sapent les fondements d’un pays . Elles entament la confiance dans la société et les institutions, et peuvent alimenter le populisme et les bouleversements politiques.

Pour corriger les inégalités, bon nombre de gouvernements s’appuient en premier lieu sur des mesures budgétaires , qui sont et resteront des outils essentiels.

Mais trop souvent, nous négligeons le secteur financier , qui peut agir en profondeur et durablement sur les inégalités – avec des effets tant positifs que négatifs .

La nouvelle étude que nous présentons aujourd’hui montre comment un secteur financier fonctionnel peut offrir de nouvelles perspectives à l’ensemble de la population dans la décennie à venir. Mais ces travaux montrent également dans quelle mesure un secteur financier mal géré peut amplifier les inégalités.

Ces conclusions doivent à la fois nous alerter et nous exhorter à l’action.

En prenant des mesures et en agissant de concert, nous pouvons éviter que les erreurs commises dans les années 20 ne se répètent un siècle après.

III. Les trois dimensions déterminant l’impact du secteur financier sur les inégalités

S’agissant du secteur financier et des inégalités, il faut prendre en compte trois aspects essentiels.

a) Expansion des circuits financiers

Premièrement, l’expansion des circuits financiers , qui concerne la taille du secteur financier rapportée à l’ensemble de l’économie d’un pays.

Nous savons que cette financiarisation a des effets non négligeables sur les résultats économiques d’un pays.

En Chine et en Inde, par exemple, l’essor continu du secteur financier pendant les années 90 s’est traduit par d’immenses progrès économiques dans la première décennie 2000, permettant à plus d’un milliard de personnes de s’extraire de la pauvreté [5] .

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Il ressort de nos recherches les plus récentes qu’ il y a un stade à partir duquel l’expansion des circuits financiers va de pair avec un creusement des inégalités et une croissance moins équitable [6] .

De nombreux facteurs concourent aux inégalités (corruption, impôts régressifs, transmission des richesses d’une génération à l’autre, etc.), mais le lien entre la financiarisation excessive et les inégalités se vérifie dans tous les pays [7] .

Pourquoi observe-t-on cette inversion des retombées de la financiarisation sur les inégalités ? Selon nous, au début, ce sont les pauvres qui bénéficient de l’expansion des circuits financiers mais, à terme, la taille et la complexité croissantes du secteur financier finissent par avantager surtout les plus riches.

L’effet négatif est particulièrement visible dans les pays où les circuits financiers sont déjà très denses. Des instruments financiers complexes, des groupes d’intérêts influents et des rémunérations bancaires excessives peuvent alors aboutir à un système davantage au service de lui-même que des autres.

Il n’est pas nécessaire d’aller loin pour trouver des illustrations du phénomène. Les États-Unis ont une économie parmi les plus diversifiées au monde. Pourtant, en 2006, les fournisseurs de services financiers représentaient près de 25 % du S&P 500 et presque 40 % du total des bénéfices, faisant du secteur financier le secteur à lui seul le plus rentable de tout le S&P [8] .

Ce qu’il est advenu ensuite, la Grande Récession, m’amène au deuxième paramètre expliquant les effets du secteur financier sur les inégalités : la stabilité financière.

b) Stabilité financière

La stabilité financière et les pertes économiques imputables aux crises financières ont été des enjeux déterminants de la dernière décennie.

Nous savons qu’ une crise financière se solde en moyenne par une perte permanente de production de 10 % [9] . L’avenir de tout un pays peut s’en trouver changé et un nombre excessif de gens peuvent finir au bord du chemin.

La stabilité restera un défi au cours de la décennie qui s’ouvre. Dans les années 2020, le secteur financier devra s’employer à prévenir ces crises « classiques » et à gérer les nouvelles, dont certaines liées au changement climatique. Pensons aux actifs soudain inexploitables, qui donnent lieu à des pertes inopinées. Selon certaines estimations, le coût potentiel de la dévaluation de ces actifs représente entre 4 000 et 20 000 milliards de dollars [10] .

Nous avons donc tous un intérêt direct à concentrer nos efforts sur les défis liés à la stabilité financière.

Nos nouvelles études montrent que les inégalités tendent à s’accentuer avant une crise financière signe d’un lien étroit entre inégalités et stabilité financière [11] .

L’une des raisons qui l’expliquent est que le creusement des inégalités peut inciter les responsables politiques à opter pour une solution rapide, qui ne fait en réalité qu’aggraver le problème.

Regardez le marché du logement aux États-Unis dans la première décennie 2000. La volonté d’aider plus d’Américains à devenir propriétaires de leur logement a conduit aux excès de zèle des vendeurs de crédits hypothécaires, facilités par une réglementation laxiste des prêts. Sur le papier, de nombreux foyers modestes se sont enrichis, mais sans commune mesure avec le sommet de la pyramide.

Et puis la bulle immobilière a éclaté, en 2007. La crise financière mondiale qui a suivi a été catastrophique pour des millions de personnes dans le monde et a aggravé les inégalités à long terme.

Pour ne prendre qu’un exemple, aujourd’hui, du fait de la crise, un jeune Européen sur quatre risque d’être pauvre [12] .

Pour eux et de nombreux autres, la crise ne s’est jamais terminée.

Ce lien entre stabilité financière et inégalités ne concerne pas seulement la crise financière mondiale ou même la crise de 1929. Une étude portant sur 17 pays avancés a examiné chaque crise financière survenue entre 1870 et 2013. Les résultats confirment ce qui ressort de nos travaux : l’accentuation des inégalités de revenu est toujours fortement annonciatrice d’une crise financière et peut en être un des effets durables [13] .

Comme l’avait dit Mark Twain, l’Histoire ne se répète pas, mais souvent elle rime.

Quels enseignements nous livrent les rimes de l’Histoire ?

Le premier est que les services financiers sont pour l’essentiel une bonne chose. Les pays en développement ont besoin de plus de finance pour offrir à chaque individu une chance de réussir. Pensez aux marchés obligataires plus actifs qui financent de jeunes entreprises ou aux placements qui facilitent l’épargne-retraite.

Simplement, le mieux est l’ennemi du bien. Une financiarisation excessive et des crises financières peuvent alimenter les inégalités.

Il nous faut donc trouver le juste équilibre entre trop de finance et pas assez de finance.

Ce qui m’amène à la troisième dimension expliquant l’influence du secteur financier sur les inégalités, l’inclusion financière.

c) Inclusion financière

Le terme d’inclusion financière signifie juste qu’un plus grand nombre de personnes et d’entreprises bénéficient d’un accès plus abordable et plus facile aux services financiers.

Des travaux de chercheurs du FMI et d’autres études concluent à une forte corrélation entre la bancarisation et la réduction des inégalités de revenu.

Les données montrent également que si les hommes comme les femmes tirent bénéfice de l’inclusion, la réduction la plus importante des inégalités de revenu est observée quand les femmes ont un meilleur accès aux financements [14] .

On note avec intérêt que la relation entre l’accès aux financements et les inégalités existe dans tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu.

En Suède, par exemple, où la répartition du revenu est une des plus équilibrées, le taux de bancarisation est le même chez les riches et chez les pauvres.

En Indonésie, en revanche, un pays où les inégalités de revenu sont importantes, les 20 % les plus riches ont environ deux fois plus de chances d’avoir un compte bancaire que les 20 % les plus pauvres.

Les fintech jouent un rôle capital dans le monde entier en permettant à tous de bénéficier de services bancaires et en offrant à chacun une chance de vivre mieux [15] .

Pensez au Cambodge, où, durant la dernière décennie, les services financiers mobiles ont permis à 2 millions de nouvelles personnes qui, pour la plupart, n’avaient jamais eu de compte bancaire de contracter un prêt. Cela représente près de 20 % de la population adulte [16] .

Bien que ces changements ne puissent peut-être pas réduire immédiatement les inégalités de revenu, ils créent des possibilités et offrent aux populations une chance d’épargner, de démarrer une petite entreprise et d’améliorer les perspectives éducatives de leurs enfants.

Qu’est-ce que cela signifie pour l’économie en général ? Les études réalisées par les services du FMI mettent en évidence un différentiel de croissance du PIB à long terme de deux à trois points de pourcentage entre les pays inclusifs en matière financière et ceux qui le sont moins [17] .

Donc, nous savons que l’inclusion financière peut changer la donne dans le domaine économique. Elle peut faire tomber les barrières que sont le sexe, la race, la géographie et l’inégalité des conditions de départ dans la vie.

Pour chacune des dimensions que j’ai évoquées, de la financiarisation de l’économie à l’inclusion financière, des arbitrages s’imposent en ce qui concerne le secteur financier et les inégalités.

Nous voulons un secteur financier solide, mais pas inutilement complexe. Nous voulons que l’inclusion financière offre de nouvelles possibilités et élargisse le marché du crédit, mais sans engendrer de lourds fardeaux liés à la dette ni mettre en péril tout un système.

Quelles politiques nous faut-il alors pour construire un système plus inclusif dans la décennie à venir ?

IV. Politiques pour un système plus inclusif dans la prochaine décennie : plus sûr, plus stable et plus intelligent

Trois domaines d’action correspondent aux trois modes d’influence du secteur financier sur les inégalités.

Premièrement, un système plus sûr . Rien ne vaut une réglementation et une surveillance de qualité. L’expansion des circuits financiers est un objectif valable pour tous les pays, mais, à l’instar d’une ville, un système financier devrait se développer de manière durable et réfléchie.

Dans le sillage de la crise, des mesures positives ont été prises pour mettre en œuvre le programme de réforme de la réglementation. Ces efforts ont montré que, dans une économie mondiale interconnectée, il n’y a pas de réformes solides du secteur financier sans coopération internationale étroite.

Aujourd’hui, les banques ont des obligations plus strictes en termes de fonds propres et de liquidités, et il est plus facile de liquider les banques en difficulté. La transparence et la responsabilisation ont progressé.

Le système est plus sûr, mais pas encore assez . Revenir sur ces avancées, comme cela a déjà été entrepris dans certains pays, serait une grave erreur.

Il faudrait plutôt poursuivre le programme de réformes et le compléter par de nouvelles initiatives. Pour que les marchés financiers se développent en toute sécurité, il faut renforcer la culture financière, pour que les gens comprennent vraiment les services financiers qui leur sont proposés et ce que cela signifie pour leur famille.

Ce qui m’amène à mon deuxième point, l’édification d’unsystème plus stable.

Le secteur privé et l’industrie bancaire ont ici un rôle décisif à jouer.

C’est assurément le cas pour le climat et la stabilité, et nous dévoilerons au printemps nos nouveaux travaux dans ce domaine. Le secteur financier peut contribuer de manière déterminante à ce que les émissions nettes de carbone soient réduites à zéro et que les objectifs de l’Accord de Paris soient atteints.

Pour que nous arrivions à ces résultats, il faudra que la tarification des prêts reflète mieux les conséquences du changement climatique. C’est là que réfléchir à l’échelle d’une décennie plutôt que d’une année fait toute la différence. Travailler avec un horizon à plus long terme nous donnera une vision concrète des possibilités et des risques futurs. La première faillite d’une entreprise du S&P 500 imputable au changement climatique a été enregistrée l’an dernier [18] . Il est clair que les investisseurs étudient les moyens de s’adapter à cette nouvelle donne.

Des normes d’information financière plus strictes peuvent aider les établissements financiers à mieux appréhender la situation dans sa globalité. Si le prix d’un prêt pour un projet à risque augmente, l’entreprise peut tout simplement estimer que l’argent pour ce projet serait mieux dépensé autrement.

Ce n’est pas le seul domaine dans lequel une meilleure information peut apporter plus de stabilité.

Actuellement, de nombreuses banques exigent des garanties excessives pour les crédits hypothécaires ou aux entreprises.

Tout le monde n’est pas propriétaire de son logement et ce ne devrait d’ailleurs pas être obligatoire pour pouvoir créer une entreprise.

Comment faire évoluer l’évaluation des risques ?

Les institutions financières pourraient plus souvent fonder leurs décisions de prêt sur les flux de trésorerie escomptés. Les services financiers reviendraient ainsi à leur vocation première, être au service du public.

Si les banques évaluent mieux les risques, elles prêteront sans doute davantage aux petites entreprises. C’est essentiel pour la stabilité.

Nos recherches montrent que le crédit aux petites entreprises accroît la stabilité financière et réduit les risques plus que les prêts aux grandes entreprises [19] .

La dilution du risque entre des centaines d’entreprises plutôt qu’entre une poignée de conglomérats débouche sur une économie plus inclusive et plus saine.

Et comment tirer le meilleur parti d’une économie plus saine ?

J’en viens à mon troisième et dernier point, créer un système plus intelligent .

Élargir l’accès des ménages modestes et des petites entreprises aux services financiers est un des moyens les plus efficaces de réduire les inégalités.

Mais prendre des mesures excessives et trop rapides peut être contreproductif.

À terme, la myriade de nouvelles entreprises spécialisées dans les technologies financières qui proposent des crédits partout dans le monde représente un défi sans précédent. Les gouvernements peuvent travailler avec les entreprises pour exploiter le potentiel des fintech tout en gérant les risques.

Tel est l’objectif du programme de Bali sur les fintech lancé conjointement par le FMI et la Banque mondiale en 2018 . Les principes essentiels énoncés dans ce programme (concernant entre autres la promotion de la concurrence, une meilleure protection des consommateurs et la lutte contre le blanchiment des capitaux) peuvent contribuer à guider l’action des pouvoirs publics, réduire les risques pour les banques et créer de nouveaux emplois.

Une étude de la Banque mondiale qui portait sur 135 000 entreprises dans 140 pays a mis en évidence le lien direct qui existait entre le crédit aux petites entreprises et l’atténuation des inégalités de revenu [20] . En effet, ces entreprises recrutent souvent les personnes qui ont le plus besoin de travailler.

Le cas de M-Pesa, ce service de paiement mobile entre particuliers lancé au Kenya au début de la dernière décennie, l’illustre bien.

En 2020, l’entreprise va devenir une plateforme financière panafricaine. Elle devra encore relever de sérieux défis, mais l’objectif est le bon : donner à des millions de personnes non bancarisées l’accès à des services en ligne.

Bien sûr, cela n’est pas arrivé du jour au lendemain, il a fallu des années de travail et les efforts d’entrepreneurs, de responsables gouvernementaux et, surtout, de citoyens à la recherche de solutions innovantes. Ce modèle-là est riche d’enseignements.

V. Conclusion

Ces dernières décennies nous ont envoyé un signal clair : en l’absence de mesures, le problème des inégalités croissantes ne fera qu’empirer.

Bien que la politique budgétaire demeure un outil très efficace, nous ne devons pas négliger les politiques relatives au secteur financier. Sinon, les années 2020 pourraient un peu trop nous rappeler les années 1920.

En revanche, si nous tirons des leçons de l’Histoire et les adaptons à notre époque, nous pouvons construire un système encore plus solide nous permettant d’affronter les défis du futur.

Je voudrais à présent citer F. Scott Fitzgerald, l’auteur qui avait le mieux capté l’esprit des années 1920 en Amérique : « C’est l’action qui fait l’homme. »

Son œuvre ayant été notoirement sous-estimée à son époque, Fitzgerald n’a pas été entendu.

Ne commettons pas deux fois la même erreur.

Faisons de l’année qui s’ouvre une année d’action et des années 2020, une décennie de prospérité pour tous.

Merci beaucoup.

Lire l’article original ici


[1] Ana Revenga and Meagan Dooley, “ Is Inequality really on the rise? ,” The Brookings Institution, May 28, 2019.

[2] Feargal McGuinness and Daniel Harari, 2019, “ Income Inequality in the UK ,” House of Commons Library, Briefing Paper No. 7484.

[3] Carlotta Balestra and Richard Tonkin, “ Inequalities in household wealth across OECD countries: Evidence from the OECD Wealth Distribution Database ,” OECD Statistics Working Papers 2018/01.

[4] Jean-Pierre Robin, “ Kristalina Georgieva: Global warming can add 100 million poor people by 2030 ,” The World Bank, September 14, 2017.

[5] Carolina Sanchez, 2017, “ From local to global: China’s role in global poverty reduction and the future of development ,” The World Bank.

[6] Martin Čihák, Ratna Sahay, in collaboration with others, 2020, “Finance and Inequality,” IMF Staff Discussion Note, SDN/20/01.

[7] Id.

[8] IMF Staff Analysis.

[9] Valerie Cerra and Sweta C. Saxena, “ The Economic Scars of Crises and Recessions ,” IMFBlog. March 21, 2018.

[10] Sarah Breeden, “ Avoiding the storm: Climate change and the financial system ,” Bank of England, April 15, 2019.

[11] Martin Čihák, Ratna Sahay, in collaboration with others, 2020, “Finance and Inequality,” IMF Staff Discussion Note, SDN/20/01.

[12] Tingyun Chen, Jean-Jacques Hallaert, Alexander Pitt, Haonan Qu, Maximilien Queyranne, Alaina Rhee, Anna Shabunina, Jérôme Vandenbussche, and Irene Yackovlev, 2018, “ Inequality and Poverty Across Generations in the European Union ,” IMF Staff Discussion Note, SDN/18/01.

[13] Pascal Paul, 2017, “ Historical Patterns of Inequality and Productivity around Financial Crises ,” Federal Reserve Bank of San Francisco Working Paper 2017-23.

[14] Ratna Sahay, Martin Čihák, and other IMF Staff, 2018, “ Women in Finance: A Case for Closing Gaps ,” IMF Staff Discussion Note, SDN/18/05.

[15] See Lael Brainard, 2018, “ FinTech and the Search for Full Stack Financial Inclusion ,” Board of Governors of the Federal Reserve System.

[16] Christine Lagarde, “ Belt and Road Initiative: Two Key Channels to Achieving Financial Connectivity ,” International Monetary Fund, April 24, 2019.

[17] Ratna Sahay, Martin Čihák, Papa N’Diaye, Adolfo Barajas, Srobona Mitra, Annette Kyobe, Yen Nian Mooi, and Seyed Reza Yousefi, 2015, “ Financial Inclusion: Can It Meet Multiple Macroeconomic Goals? ,” IMF Staff Discussion Note, SDN/15/17.

[18] See Mark Carney, “ A New Horizon ,” Bank of England, March 21, 2019. Citing PG&E Corp. example.

[19] Martin Čihák, Ratna Sahay, in collaboration with others, 2020, “Finance and Inequality,” IMF Staff Discussion Note, SDN/20/01.

[20] Id. citing 2018 World Bank Enterprise Survey Data.

1 COMMENT

  1. Elle a fait un tres bon Discours. Mais, il reste a’ passer de la Paroles aux ACTES. Vekele. Elle s’engage sur un Terrain tres COMPLEXE. Pour arriver a’ combattre les Inegalite’s Sociales au sein d’un pays Developpe’ ou pas, il faut qu’il y ait de GRANDES TRANSFORMATIONS au niveau des STRUCTURES ETATIQUES. Pari Difficile.

    L’annee derniere, dans le journal HUFFPOST, des Milliardaires avaient signe’ une Petition en vue de demander a’ l’ETAT de bien les TAXER… Ne me demande pas ce qu’avait fait Mouche Leta. Mwen bwe pwa.

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