Haïti – Santé : le gouvernement n’investit que moins de $6 par an et par habitant, révèle Dr Junot Félix au colloque international Occupation, Souveraineté et Solidarité

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au pays où plus de $2 millions sont tirés du trésor public pour l’achat de véhicules blindés ; au pays où des parlementaires en 2019, ont toutes les peines du monde à se montrer utiles à la Nation, au pays où le gouvernement dépense des milliers de dollars à l’étranger pour faire le lobby ; au pays où se pratique ouvertement la corruption… le gouvernement n’investit dans la santé de chaque haïtien que seulement $6 par an…

En Haïti, où plus de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le gouvernement n’investit dans la santé que moins de six dollars par an et par habitant, a critiqué le docteur Junot Félix.

Jeudi 12 décembre 2019 ((rezonodwes.com))–L’investissement dans la santé est minime, seulement 4,5% du produit intérieur brut, a déclaré lundi le spécialiste et professeur à l’Université d’État d’Haïti.

Dr. Félix de AKAO, a été l’un des panélistes participant au colloque international sur l’Occupation, Souveraineté et Solidarité, qui analyse les conséquences de 15 ans de présence des Nations Unies (Minustha) en Haïti. Les forces de maintien de la paix sont arrivées en 2004, au milieu d’un éclatement social contre l’ancien président Jean Bertrand Aristide, et ont quitté le pays en octobre dernier au moment où le président Jovenel Moïse fait face à d’intenses protestations contre son gouvernement pour corruption.

Les experts conviennent que les troupes de l’ONU ont aggravé la crise sociale, en particulier avec l’introduction du choléra qui a officiellement coûté la vie à quelque 10 000 personnes.

Selon Felix, l’ONU doit réparer les maux que l’épidémie a causés dans un pays aussi pauvre qu’Haïti, sans infrastructure, et l’un des rares sur le continent où la maladie n’a pas fait ses débuts.

A moins d’un mois maintenant du triste anniversaire du terrible après-midi du 12 janvier 2010, Junot Félix a également critiqué les actions des organisations non gouvernementales qui, après le tremblement de terre meurtrier de 2010, se sont installées en Haïti et ne sont pas encore arrivées à aider à résoudre le problème de santé publique.

Investir dans la santé et changer l’environnement sont des objectifs clés pour le développement sanitaire, « si ces indicateurs ne sont pas améliorés, rien d’autre ne peut être fait« , a-t-il déploré.

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