Haïti – Instabilité, protestations et répression policière : la Rép. Dominicaine va exposer au Conseil de Sécurité « la nécessité d’une mission d’observateurs de droits humains en Haïti »

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(cliquer sur Vidéo)La République Dominicaine qui a eu son indépendance d’Haïti en février 1844, va une nouvelle fois plaider la cause d’Haïti devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, et c’est le chancelier dominicain Miguel Vargas Maldonado qui en a fait l’annonce, jeudi, lors d’un entretien avec des journalistes à l’issue du deuxième séminaire annuel des pays du Commonwealth qui s’est tenu à Santo Domingo.

New York, jeudi 5 décembre 2019 ((rezonodwes.com))– «En ce moment d’instabilité politique, sociale et économique en Haïti, qui, évidemment, non seulement met en danger Haïti, mais aussi la République dominicaine, il requiert une urgente nécessité pour la présence d’organisations internationales et d’observateurs pour le respect des droits humains, en matière de sécurité et d’autres aspects » a déclaré le chancelier dominicain qui, au grand jamais, ne se prononcera pas ouvertement sur un crash financier ou autre que pourrait occasionner aux Etats-Unis et ailleurs, une éventuelle destitution du président Donald Trump par le Congrès.

La République dominicaine qui siège au Conseil de Sécurité, compte, selon Miguel Vargas Maldonado, exposer la situation d’Haïti pour convaincre les membres de « la nécessité de rétablir une mission d’observation en Haïti, un pays où la crise politique, sociale et économique s’est aggravée« .

Maldonado a révélé que son pays suit de très près l’évolution de la situation en Haïti, de deux manières, et qu’il est tenu informer de tout ce qui se passe sur le territoire voisin, par le biais du canal diplomatique et à travers des rapports fournis par les Forces Armées dominicaines ayant établi des contingents spéciaux pour assurer la sécurité à la frontière.

A noter que des membres de l’opposition réunis jeudi aux Gonaives, la Cité de l’Indépendance, ont dénoncé tous les torts causés au pays par l’imposition ou le maintien du président Jovenel Moise au pouvoir, un indexé dans plusieurs actes de corruption et de répressions systématiques policières par l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire. Les leaders ont également rappelé que les plus grands maux d’Haïti sont la corruption et l’impunité et qu’il ne revient pas aux étrangers de continuer à dicter aux haitiens leur quatre volontés car ils peuvent eux-mêmes redéfinir leur destin pour le bien-être de tous par le changement en profondeur du « système« .

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