Foot – les Grenadiers : un descendant du président Jean-Louis Pierrot, défend les couleurs nationales. Qui est Frantzdy ?

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Lorsque troubles et chaos politiques abîment le tissu social, il y a lieu de jeter un coup d’œil sur le lien mystérieux entre le passé lointain et le présent incertain. Le passé haïtien, maculé de regrets, est pourtant acquéreur d’éloges et de louanges.

Arbre généalogique et parcours du sportif Frantzdy Pierrot qui s’est récemment distingué aux Bahamas.

par Jean-Rony Monestime André

South Orange-New Jersey, dimanche 24 novembre 2019 ((rezonodwes.com))–Comme son aïeul, le président Jean-Louis Pierrot, aux 18e et 19e siècles, Frantzdy Pierrot, a assis son patriotisme avec ferveur, étant joueur de la sélection nationale de football. Certes, l’un dans la politique, l’autre dans le sport, mais les deux Pierrot se partagent le même élan chauviniste de défendre les couleurs de la République.

Les Pierrot, originaires de Camp-Louise (l’Acul-du-Nord), ont déménagé à Bas-Limbé en 1846 par crainte de persécution politico-religieuse ; ils ont fui la campagne anti-Vodou du président Jean-Batiste Riché, successeur du président Pierrot. Et comme probante illustration, les Archives paroissiales du Limbé ont enregistré la première naissance d’un Pierrot, à Bas-Limbé, en Avril 1847. Une fois arrivés à Bas-Limbé, les Pierrot se sont établis sur l’Habitation Normand et ont reçu des dons de terres marécageuses où ils pratiquaient la riziculture. D’ailleurs, aujourd’hui, à Camp-Louise, fief connu des Pierrot et village natal du président Pierrot, il n’y a presque plus de Pierrot ; ils sont trouvables, plutôt, à Bas-Limbé.

C’est dans ce contexte du déplacement massif inter-villageois qu’est né Frantzdy Pierrot, près de deux siècles plus tard (1846-1995), dans la Cité-des-Requins*. À l’aube du mercredi 29 mars 1995, Frantzdy a vu le jour à Petit-Howars, Centre-Ville du Bas-Limbé, Chez Madame Iralion, une professionnelle de santé et enseignante très respectée du terroir. Sa famille a dû déménager d’abord à Cap-Haïtien puis à Port-au-Prince, avant de domicilier à Boston, dans le Massachussetts ; Frantzdy n’avait que de 12 ans.   

C’est dans cette ville de l’Est des États-Unis qu’il doit connaître l’essor le plus prometteur dans le foot. Il a joué d’abord pour son lycée, Melrose High School, ensuite il a évolué au sein de son université, en 2014, la North Estern University. Ce qui lui a valu une bourse d’étude complète en « Criminal Justice ».

De là, il a eu son transfert, en 2016, à Coastal Carolina University, en Caroline du Nord et continue à jouer au foot. Admis plus tard dans la MLS (Major League Soccer), Frantzdy a joué pour le Seacoast United DA. Il a reçu des distinctions extraordinaires parmi elles, la médaille de Super Star des USSDA Eastern Conference, en 2012/13. Aujourd’hui, il partage sa vie sportive entre le EA Guingamp, de France et la Sélection Nationale.

Le constat sur la réapparition d’un Pierrot dans le cénacle du Onze national est énigmatique. Son aïeul, Louis Pierrot, fut un président de poigne qui avait repris la Campagne de l’Est en 1845 ; il avait transféré la Capitale à Cap-Haïtien et surtout avait ordonné que le 17 octobre, date l’assassinat de l’empereur Jacques 1er, soit un jour férié. Frantzdy, lui, est un militant sportif de cette Haïti trop chicanée. Entre le foot et la politique, les Pierrot s’intercalent bien.

Cité-des-Requins*= Bas-Limbé

Jean-Rony Monestime André

Email: Jean-rony.andre@shu.edu
Adjunct Prof. Seton Hall University, NJ
BA en Conn. Générales,
BS en Médecine Nucléaire,
MHA-Maitrise en Gestion de Santé,
PHD-Doctorant en Sciences de la Santé,

Références :

Les Archives du Tribunal Civil du Cap-Haitien-Paroisse du Limbé, An 43e de l’Indépendance, 1847, Rép. d’Haïti

MLS. All Major League Soccer trademarks and copyrights, 2019

Récupéré de : https://www.mlssoccer.com/players/frantzdy-pierrot

Rulx, L. « Propos D’Histoire D’Haïti ». Tomes II, 1974

1 COMMENT

  1. Jean-Rony Monestime André! Bonjou sitwayen konpatriyòt! Tanpwi! Soufwi wen di wou pwenmyeman Pierrot pa te fèt Kanlwiz. Pierrot te fèt nan Lafwik, esklavaj bwote li o tèr Sendonmeng. Jean-Louis Michel Paul Pierrot, kapab pa te bon non a li; paske kolon la yo te konn wete bon non a moun yo, denpi yo achte yo; yon fason pou regwoupman la fanmiy pa te fèt. Wen ka pale nan zafèr a Pierrot; paske desandan pou desandan , wen se desandan an liy dirèk kote grann an wen: Marie Evariste Paul Pierrot, (manman papa an wen ) ki limenm se pitit a pitit a ansyen pwezidan an; pa te vye pwezidan vòlèr ansasen, mantèr kon sila yo nou wè jodia. Si wou ta bizwen plis koze o sa, jwenn ake wen, pou wen pale ake wou, san madou. Souvan istoryen la yo ekri sa yo pi pito; selon sikonstans y ape defann. Pierrot nou ape pale a, mouri Okap, bò laj 92 zan, nan mitan noumenm, lafanmiy. Pyès moun pa bizwen vini ake vye madou; wen la vivan toujou. Zòt te vle fè kwè, Pierrot te yon nèg sòt, egare, entatad; manti. Kouman yon moun nan eta sila te ka rive Kolonèl nan lame Henri Christophe la? Li te Ewo, patisipe nan lagèr lendepandans la. Dezyèmman, se li pou pwòp vòlonte a li, ki te abandone la pwezidans la; rezon: li pa te vle kontinye viv ake vye politisyen ki te nan gouvèrnman; paske yo te twò ipokrit, mechan, visye; pou degouden, youn ape trayi , tchwe lòt. Li te moute chwal a li (Pa te kò gen lòt mòyen, lèr a), nan wout pou Kanlwiz. Zòt te rapouswiv li, mande li pou li tounen, li derefize. Vye vakabon istoryen ki te vle taye lòt bonèt mete nan tèt a Pierrot te fè konnen, la pwezidans a li, te ranvèrse. Manti! Manti a yo! Tchenbe la!

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