Homoparentalité, claustration relationnelle autour de l’enfant

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par Camille Loty Malebranche

Dimanche 27 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Je suis resté inconvaincu sur le bien fondé de l’homoparentalité et de son influence inoffensive sur les enfants adoptés, malgré les allégations de ceux qui parlent de « l’expérience positive » du devenir d’enfants ayant été confiés à des couples homosexuels pour constituer des familles homoparentales.

Je n’arrive pas – malgré tout ce qui est fait à travers une certaine presse comme pour convaincre l’univers entier de la justesse de l’homoparentalité – à croire que ce phénomène social nouveau soit assez pris en considération sur toutes les facettes humaines possibles de l’enfant et surtout sur un temps assez long pour qu’on puisse en juger valablement.

L’étude et la compréhension des choses humaines, notamment d’une occurrence aussi complexe que la vie au milieu familial et en la circonstance d’un type de milieu familial à peine sorti des limbes de la nouveauté, ne peuvent être concluantes avant au moins un temps suffisamment long pour comparer des générations ayant grandi dans ce contexte avec la population globale; c’est forcément de très longue haleine et cela doit s’étendre sur des cas d’échantillons humains s’étalant sur plusieurs générations; et en plus, il faudrait que les psychologues qui prétendent statuer là-dessus soient vraiment hors de toutes sensibilité homosexuelle ou honnête et non achetable. Donc, vu l’effet de mode et la bonne presse officielle du phénomène, la vélocité plus ou moins préacquise à la cause de l’homoparentalité des soi disant études qui en claquent des mots élogieux sous prétexte d’expérimentation, rend plus ou moins douteuses et donc peu concluantes lesdites études un peu hâtives et trop vite conclusives.

Les partisans tous azimuts – les uns indolents, les autres, agressifs – de l’homoparentalité, arguent que des enfants adoptés par lesdits couples se portent bien sans être influencés ni dans leur propre orientation sexuelle à venir ni autrement dans leur comportement et leur équilibre. Je le redis, le phénomène étant nouveau, il faudra beaucoup plus de temps pour vérifier à long terme sur des échantillons suffisamment divers l’influence de ce type de cadre familial sur des individus, il faut prendre tout le temps et un assez vaste échantillonnage capable de le montrer sur au moins la durée d’une génération! Il faut dépasser l’idéologie homosexualiste qui affirme avec prosélytisme que tout ce qui interroge ce que font des homosexuels, est homophobe! La liberté d’un groupe ne devrait pas avoir le droit d’instrumentaliser en cobayes de l’homoparentalité, les enfants à adopter. Oui, pour le respect de tous mais non à la domination idéologique d’aucun groupe ni d’aucune catégorie humaine sur la société globale.

Je continuerai à désavouer l’homoparentalité, car nul enfant ne doit avoir à être réifié expérimentalement, instrumentalisé idéologiquement pour le bon plaisir d’aucuns groupes ou catégories usant de leur prépondérance politique et sociale de mode pour exposer des êtres humains fortement influençables aux aléas d’un conditionnement potentiellement grave de conséquence dans leur construction humaine et je dirais leur façonnement « anthroposexuel ». 

L’homoparentalité est indue car elle constitue une forme de claustration relationnelle que j’appellerais « homovoque, homosensible » parce que fermée dans un seul et même genre autour de l’enfant éventuellement adopté par ce type de couples. Seuls des parents mâle et femelle peuvent par leur présence, communiquer à l’enfant, une image complète de la factualité humaine et de la condition espécielle des deux genres qu’ils incarnent par leur sensibilité duelle dans la famille.

La sensibilité parentale et le type affectif d’un couple homo ne peuvent équivaloir à ceux du couple hétéro auprès d’un enfant sur le plan de l’affection ou de l’éducation. Une femme a un type d’émotion, d’affection voire de présence, différent d’un homme. L’être au monde féminin est différent de l’étant masculin et vice versa; c’est là, la splendeur de l’altérité des deux genres naturels dont la symbiose fait la force de construction anthropologique de chaque nouvel être humain, de chaque enfant apparu parmi nous. D’où, le père et la mère me paraissent, et j’oserai dire, sont naturellement plus aptes – et de loin – que deux pères ou deux mères, à fournir à l’enfant une ambiance bénéfique pour son épanouissement global!

L’espèce est mâle et femelle et la société en est construite et en porte partout l’empreinte. Le rapport au monde de l’humanité au plan phylétique, est un rapport essentiellement hétérosexuel où les deux sexes contribuent à la construction du réel d’après une représentation duelle hétérogène, hypostasiée quoique complice, selon la weltanschauung caractéristique des genres et leur sensibilité complémentaire.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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