Gonaives – protestations anti-Jovenel Moise: tentative d’incendie de l’OAVCT et échanges de tirs nourris entre manifestants et policiers mercredi soir

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Les manifestants Gonaiviens anti-PHTK et anti-Jovenel Moise, qui se donnent désormais pour habitude de gagner les rues à la tombée de la nuit, ont échangé des tirs avec la police mercredi soir, arrivés sur les lieux pour empêcher l’incendie du complexe abritant les services de Douane, l’OAVCT et le Tribunal de Paix des Gonaives.

« La dernière fois que j’ai entendu des rafales de balles du genre, c’était dans la nuit du 28 novembre 1985« , a confié un septuagénaire à Rezo Nòdwès.

Gonaives, mercredi 9 octobre 2019 ((rezonodwes.com))–« Nous assistons à des échanges de tirs nourris entre des manifestants armés et une patrouille policière du Commissariat des Gonaives » a décrit un des collaborateurs de Rezo Nòdwès, basé dans la Cité de l’Indépendance. Il a ajouté que les deux partis sans se soucier des résidents terrés chez eux, au niveau de la Rue Jean-Jacques Dessalines, « ont tiré à hauteur d’homme« .

Toutefois, la manifestation dispersée par la police, après les échanges de tirs, s’est regroupée dans un autre endroit reculé du centre-ville sans pour autant apaiser le bruit des armes.

On rapporte que des manifestants ont voulu mettre le feu au complexe logeant le Tribunal de Paix des Gonaives, l’OAVCT et les Douanes, sis à la Rue Jean-Jacques Dessalines. Des documents de l’OAVCT seraient brûlés dans les flammes de la colère des manifestants contre le pouvoir de Port-au-Prince.

A l’heure actuelle, il est difficile de vérifier s’il y a eu ou non des victimes de part et d’autre enregistrées ou des dommages collatéraux, a précisé au journal, un habitant de la zone. « La ville est plongée cette nuit dans un black-out général« , a-t-il indiqué. Par ailleurs, Rezo Nòdwès a appris que les techniciens de la Centrale électrique Hugo Chavez vont sous peu arrêter tous les moteurs car le stock motor oil pour les faire démarrer, s’épuise et vient à manquer sérieusement.

La ville des Gonaives qui a connu une tradition de lutte en 1985, 1986, 1990, 2004, arrive souventefois à mettre l’Etat central en défi et le rendre impuissant par l’accaparement de certains de « ses organes vitaux », tel le Commissariat de police, les tribunaux, les services de douane.

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