Septembre noir pour Jovenel Moïse! par Gidlet Servius

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Ce mardi 17 septembre 2019, en direct de Port-au-Prince, Haïti

Mardi 17 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– Aucun mot d’ordre de grève émané des structures politiques de l’opposition ou des syndicats. Pourtant, Port-au-Prince et tout le pays sont en train de vivre un septembre de détresse. Raison, la pénurie de carburant.

C’est donc une population toute entière qui souffre. 

Après un passage de 60 à 96 gourdes pour un dollar, moins de 3 ans de mandat d’un président qui se disait «semblable à nous», on se demande s’il nous reconnaît encore.

Le président qui a été incapable de mettre le soleil, la terre, l’eau et les personnes ensemble fait face à un échec total voire capital puisque celui qu’on surnommait « nèg bannan’n nan » ne peut rendre la terre utile au profit de sa population après 2 ans 8 mois de mandat. Quel culot !

Sa volonté d’augmenter le prix de l’essence le 6 juillet 2018 n’a pu porter fruit. Depuis, c’est l’angoisse totale. Et le président est fermé dans ses bottes, ses outillages.

Ce mois de septembre, avec plus de 6 mois sans gouvernement légitime, est pour le fils de Trou-du-Nord l’un des pires mois considérant la pénurie de l’approvisionnement de l’essence. Ce produit, actuellement, fait le marché noir en Haïti ou un gallon peut aller jusqu’à 1500 gourdes, alors que 225 gourdes est son prix normal. 

Port-au-Prince et sa région en souffrent et ont connu une journée extrêmement difficile, lundi. Une grève des transports en commun, qui a littéralement paralysé le pays sans aucune planification, quand on sait que tous les déplacements quotidiens, dans et autour de la capitale,  s’effectuent, en tap tap, bus, taxi et motocyclettes.

Les porteurs de gallons jaunes qui au premier temps se montrent orgueilleux dans les stations à essence manifestent leur mécontentement contre le retard accusé de l’approvisionnement et du laxisme de l’ordre établi.

On ne sait pas quand la grève va se terminer. Pas de dirigeants capables d’apaiser la colère des consommateurs, juste pour dire qu’il n’est pas encore l’heure de l’achèvement. Les Port-au-princiens ont fait beaucoup de marche à pied, et bien sûr à motos. D’autres ont pu faire, du télétravail ou de la série-téléphone/laptop à domicile.

Septembre, étant un mois ordinairement consacré à la fin de tous les exercices fiscaux, est devenu un mois virulent et dangereux pour l’économie. Ce qui n’est pas terminé puisque la journée de mardi est pareille, et est difficile parce qu’aucun dirigeant de ce pays n’est pas à la hauteur de sa tâche. D’autres arrêts, avec manifestations, sont à prévoir. On prend son mal en patience.

Les mouvements sociaux, revendications syndicales, manifestations et grèves en cascades, vont s’étaler durant tout le mois et bien sûr dans le premier trimestre de l’exercice prochain. C’est la tradition, en Haïti quand les dirigeants ne tiennent compte de la vulnérabilité de la population.

Lundi, c’était toute une population en veilleuse ou même les institutions bancaires ne pouvaient fonctionner. Aujourd’hui, tout semble intact comme hier sauf quelques circulants. Avocats, magistrats, tap tap, taxis, médecins, banquiers, infirmiers, fonctionnaires publics ou toute autre couche de la population ont porté leurs revendications, non pas sur le pavé en scandant des slogans hostiles envers le gouvernement, mais dénonçant à leur manière la mauvaise gestion de l’état.

Écouter, discuter, proposer, défendre, propulser, oui, toutes ces grèves non planifiées, engendrent ralentissement, retard, grogne, morosité, un manque à gagner, pour les commerçants. Un ras-le-bol généralisé dans le pays.

Que fait Jovenel MOÏSE ?

Gidlet Servius

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