Gonaives – 1er Festival international de Vaudou : le comité organisateur s’accroche à défier les obstacles

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Au soir du 14 aout 1791, l’idée de liberté germait dans la tête des esclaves de Saint-Domingue qui ont finalement mis 12 ans pour parvenir à la « Bataille de Vertières », ouvrant la route à l’Indépendance, le 1er Janvier 1804.

1er festival international du Vaudou, le compte-rendu de l’envoyé spécial de Rezo Nòdwès à Gonaives

Gonaives, mardi 13 aout 2019 ((rezonodwes.com))–Les 2 premières journées du Festival, sont révélatrices d‘un engouement et d’un engagement sans commune mesure manifestés par des adeptes du vodou. En dépit de l’indifférence des autorités pour l’évènement, les organisateurs entendent maintenir le cap pour la suite du Festival.

Aux Gonaïves, au matin du lundi, la foule des vodouisants dévalait l’Avenue Paul Eugène Magloire. À l’horizon, prévalait le fusionnement de couleurs et d’étendards des troupes. Des représentants des sociétés vodou, des membres d’associations mystiques, des délégués des lakou se faisaient distinguer par leurs bannières et références traditionnelles. Le défilé des adeptes du vodou, conformément à l’agenda établi, ouvre les festivités à l’occasion de la journée.

’Il a été programmé de faire parader les vodouisants dans les rues de la Cité de l’Indépendance dès l’entame des cérémonies. Cela témoigne d’une portée significative et symbolique pour nous qui cherchons notre identité et unir les âmes dispersées’’, a jugé Beken Petit-Homme, Président du comité organisateur.

Des autorités locales manquent à l’appel

Au lancement des activités du festival, initiés et profanes se bousculaient également sur la Place d’Armes de la ville, site retenu pour la chute du cortège et la représentation officielle, pour s’octroyer d’un siège.

Sous les yeux du directeur général du Bureau national d’Ethnologie, Hérold Josué, du directeur général du ministère des Cultes, Évens Souffrant, du Roi Vodou haïtien, Augustin Saint-Clou, des membres de la KNVA, la mambo Vivi, venant des États-Unis d’Amérique, régalait après chaque refrain repris en chœur par l’assistance. Parallèlement, des flacons de florida sont aspergés dans le public retenaient les narines. Le point négatif est à mettre à l’actif des autorités locales ayant brillé par leur absence.

’L’édile de la commune, programmé dans le planning, a brillé par son absence. Et, malheureusement, aucun autre membre du conseil ne s’est présenté’’, déplore Illionet Jacques, administrateur du festival.

À l’absence des dirigeants dans la partie officielle, s’ajoute le désintéressement affiché par ces derniers pour supporter l’initiative. ‘’Plusieurs correspondances ont été adressées, aucune suite n’a été accordée. Les deux journées ont été rendues possibles grâce à la contribution de quelques mécènes’’, soutient Illionet Jacques.

Hervé Noel pour Rezo Nòdwès
vevenoel@gmail.com

3 COMMENTS

  1. SÉ BAN-N PYÉ SAL SANTI FO SA YO AK MASONLOJ SAL SA YO KI KRAZÉ PÉYIA. PLICHON SOU YO, MADICHON SOU SATAN AK TOUT MOVÉ ZANJ YO, MWEN MADICHON-NEN YO, O NON DE JÉZU.

  2. « Des autorités locales manquent à l’appel »
    Là, je ne vois pas quoi reprocher aux autorités? Vous parlez comme si ce fut un manque de la part des autorités de ne pas participer à ce genre de cérémonie, mais vous oubliez que la république est laïque. Nul ne peut exiger des gouvernants à participer à aucune cérémonie ou fête religieuse. Et, franchement, le vaudou est loin de faire du bien au pays avec ses pratiques sales et maléfiques!

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