ONU : les nouvelles restrictions en matière d’asile aux États-Unis mettent les personnes vulnérables en danger

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L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit vivement préoccupé par la nouvelle règle américaine interdisant l’asile à la majorité des personnes traversant la frontière terrestre au sud des États-Unis.

Jeudi 18 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– Lundi, le Ministère américain de la justice a annoncé dans un communiqué que les personnes qui entrent aux États-Unis via la frontière terrestre sud seront considérées comme inéligibles pour une demande d’asile si elles sont d’abord passées par un autre pays et n’ont pas tenté d’y demander l’asile avant de traverser la frontière américaine, qu’elles aient effectivement eu accès ou non à la protection internationale dans ces pays de transit.

Cette nouvelle règle « mettra en danger les personnes vulnérables ayant besoin de protection internationale contre la violence ou la persécution », a déploré le HCR dans un communiqué publié le jour de l’annonce faite par le Ministère américain de la justice.

« Nous comprenons que le système d’asile américain est mis à rude épreuve. Et nous sommes prêts à jouer un rôle constructif si nécessaire pour aider à alléger cette pression », a déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.

« Mais nous sommes vivement préoccupés par cette mesure », a-t-il ajouté., estimant qu’ « elle mettra les familles vulnérables en danger ».

Cette sévère mesure n’est pas la meilleure voie à suivre – Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

Pour le Haut-Commissaire, cette nouvelle règle « sapera les efforts déployés par les pays de la région pour concevoir des réponses collectives et cohérentes qui sont nécessaires ».

« Cette sévère mesure n’est pas la meilleure voie à suivre », estime M. Grandi.

Selon le HCR, cette nouvelle règle de Washington restreint de manière excessive le droit de demander l’asile, compromet le droit à la protection contre le refoulement, alourdit considérablement la charge de la preuve pour les demandeurs d’asile au-delà des normes juridiques internationales, restreint les droits et libertés fondamentaux de ceux qui parviennent à les respecter, et n’est pas conforme aux obligations internationales.

Ces dernières années, un nombre croissant de personnes ont quitté certaines régions d’Amérique centrale pour des raisons allant de la privation économique extrême à la persécution. « Beaucoup ont fui d’effroyables violences perpétrées par des gangs brutaux et ont besoin de protection internationale », souligne le HCR.

Le mois dernier, l’agence onusienne a appelé les gouvernements des pays des Amériques à se réunir d’urgence pour élaborer et mettre en œuvre immédiatement une réponse régionale coordonnée face au nombre croissant de personnes qui fuient l’Amérique centrale.

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