À Port-au-Prince, des étudiants de l’Université d’État – UEH craignent pour leur avenir

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La dégradation du climat sociopolitique préoccupe au plus haut point des étudiants de plusieurs entités de l’Université d’État d’Haïti. À la Faculté d’Ethnologie, à l’Institut d’Études et de Recherches africaines, à l’Institut national d’Administration, de Gestion et de Hautes Études internationales des étudiants craignent de ne pouvoir boucler leurs cycles d’études

Samedi 29 juin 2019 ((rezonodwes.com))– Des facultés abandonnées, des salles de cours désertes, des professeurs absentéistes définissent la réalité dans certaines unités de l’UEH. La vie estudiantine déclinante dans divers espaces de l’UEH résulte des mouvements de tensions ayant prévalu après la publication de la deuxième partie du rapport d’enquête sur la gestion du programme Petro caribe.

‘’ En raison de la situation de ‘’Pays lock’’ du mois de Février, on a du modifier le calendrier académique. Les examens de fin de session ont été reprogrammés  à la fin du mois d’Avril. Avec la crise installée depuis le 9 Juin, la deuxième session est hypothétique car le personnel, les étudiants redoutent les risques qui entourent leur déplacement’’, s’est lamenté Robert Joseph, doyen de l’INAGHEI, interrogé par Rezonodwès.

Dans d’autres entités de l’UEH, la situation reste alarmante. À la Faculté d’Ethnologie, des étudiants rencontrés sur la cour ont exprimé leurs préoccupations face au dysfonctionnement de cette unité. Les soulèvements sociaux récurrents greffés sur la crise interne fragilisent la reprise des activités bloquées depuis 4 mois dans cette entité.

’L’insécurité qui prévaut a contraint étudiants et autres acteurs à ne pas s’aventurer sans garantie de protection. La crise interne a déjà retarde les échéances d’évaluation et de reprise des activités, mais les évènements sociaux politiques ont compromis le retour à la normale pour la faculté’’, a lâché Aristote, étudiant en psychologie.

À l’Institut d’Études et de Recherches africaines (IERAH/ISERSS), professeurs et étudiants manquaient à l’appel. La bibliothèque, les salles de cours ont été observées désertes. Quelques étudiants motivés par le désir de boucler leur année, par contre, se sont payés le déplacement.

‘’ Tu peux constater que les portes de la bibliothèque sont gardées fermées, et ça ne s’arrange pas. Les travaux, les recherches se retrouvent dans l’impasse. Et le temps imparti pour achever le cycle d’études se réduit de plus en plus comme une peau de chagrin’’, s’acharne une étudiante du département Patrimoine et Tourisme.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

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