Le ministre Cadet veut à tout prix démarrer les examens officiels lundi

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Le Ministère de l’Education nationale annonce le maintien de l’organisation des examens officiels qui doivent démarrer lundi avec la 9e année fondamentale pour prendre fin le 3 Août. Le ministre démissionnaire de l’éducation, Pierre Josué Agénor Cadet informe que tout est fin prêt pour le déroulement de ces épreuves

Vendredi 21 juin 2019 ((rezonodwes.com))– 238 mille 797 candidats pour la 9e Année Fondamentale, 2 mille 372 pour les Ecoles normales d’instituteurs (ENI) et 489 candidats pour les Centres d’éducation familiale(CEP), soit au total 241 mille 658 candidats, à l’échelle des dix directions départementales d’éducation du pays, se préparent à passer les examens d’Etat durant la semaine allant du 24 au 28 de ce mois.

Malgré la situation de turbulence socio-politique que connaît le pays depuis plus d’une dizaine de jours, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a réussi à faire les préparatifs nécessaires au bon déroulement de ces épreuves officielles.

Parallèlement, d’aucuns se demandaient si ces examens auraient effectivement lieu suivant le calendrier établi. A propos, le titulaire de l’Education nationale évacue le doute. Pierre Josué Agénor Cadet, sur ce dossier, rassure élèves, parents d’élèves, enseignants et directeurs d’école.

Aussi, le ministre Cadet interpelle ceux-là qui auraient nourri l’intention d’empêcher la tenue de ces examens de se raviser en pensant au mal qu’ils pourraient faire endurer aux élèves, aux parents et aux acteurs pédagogiques qui se sont dépensés pour mener à terme cette année scolaire difficile, laquelle sera bouclée, pour des centaines de milliers de jeunes, par ces épreuves officielles. Il sera inacceptable de bloquer leur organisation tant qu’elles sont d’une importance cruciale pour tous les acteurs concernés, et globalement pour l’école haïtienne.

De ce fait, le ministre Pierre Josué Agénor Cadet fait appel à la conscience citoyenne de tous les protagonistes de la crise politique dans l’idée de faciliter que ces jeunes, filles et garçons, appartenant à la grande famille haïtienne – exception faite de tous les patronymes – puissent boucler sans contrariété cette étape de leur vie scolaire, étape importante vers la concrétisation progressive de leur rêve de citoyens et de citoyennes mieux préparés à vivre dans la société haïtienne de demain, dans le monde de demain. 

Abondant dans le même sens, le Directeur général du MENFP a demandé à la société de signifier, une fois de plus, leur solidarité envers cette jeunesse scolaire. Le Dr. Meniol Jeune dit être convaincu que personne n’a intérêt à ce que cette opération de mesure des acquis de l’apprentissage soit perturbée quand on sait qu’elle concerne, à un niveau ou à un autre, l’ensemble de la population haïtienne, sans distinction aucune ; d’ailleurs quelle que soit la nature réelle ou fictive de cette différence.

Carl Henry Boucher, Directeur central de la Police administrative et Me Paul Eronce Villard, commissaire du gouvernement de Port-au-Prince ont pris part à cette conférence de presse. Dans son intervention, le chef du parquet de la capitale a prévenu tous ceux qui projettent de troubler la passation de ces épreuves officielles que la loi, sans appel, sévira contre eux. Rien ne pourra justifier que des gens, empêchent à ces jeunes de composer, a-t-il soutenu.

A entendre, le commissaire du gouvernement, le parquet va sévir non seulement contre les éventuels perturbateurs mais aussi contre ceux qui comptent faire du favoritisme, du trafic d’influence ou qui voudraient profiter abusivement de leur fonction pour frauder ou aider d’autres personnes à frauder durant ces examens. La même rigueur sera appliquée contre ceux qui sont passés maîtres en falsification des fiches des candidats et contre les faux candidats. Les uns et les autres, au regard des prescriptions de la législation du 9 mai 2014, pourraient être poursuivis pour corruption, usurpation de titre et faux en écriture publique.

Selon les responsables du MENFP, les parquets des autres juridictions du pays arrêtent les mêmes dispositions en vue de garantir que tout se passe très bien durant ces jours d’examens.

Qu’en est-il de l’aspect technique de cette opération ?
Renan Miche, directeur du Bureau national des Examens d’Etat (BUNEXE), rassure tout le monde sur certains aspects techniques de l’opération comme la distribution des fiches qui donneront aux candidats l’accès aux centres d’examens. Le processus a été enclenché. Les Directions départementales d’éducation (DDE) le poursuivent sans problème.

Quand aux textes d’examens, la directrice de l’Enseignement fondamental, a laissé entendre que d’habitude le plus grand soin a été mis dans leur élaboration. Selon Nadine Henry, sur ce point les candidats – quelle que soit la catégorie – n’ont pas de souci à se faire. Sans être au rabais, les examens seront à leur portée.

Il importe de souligner que les candidats, les superviseurs, les surveillants, les agents de sécurité sont tenus de respecter les consignes édictées par le ministère de l’Education nationale telles obligation du port de l’uniforme, utilisation interdite des calculatrices programmables, des téléphones cellulaires, interdiction de port d’arme dans les centres d’examens.

Idson Saint-Fleur
Vendredi 21 juin 2019
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