Naissance du Web: c’était le 12 mars 1989, il y a exactement 30 ans

0
8

Il y a trente ans, en mars 1989, un jeune informaticien britannique qui travaillait au CERN (le Conseil Européen pour la recherche nucléaire) de Genève trouvait comment combiner l’accès à l’information et un désir de connectivité et d’ouverture. Son nom ? Tim Berners-Lee. La reine Elisabeth II l’anoblit pour cette découverte

Mercredi 13 mars 2019 ((rezonodwes.com))–Devant le besoin de partager des informations aux scientifiques du monde entier, Tim berners-Lee crée un système hypertexte basé sur l’internet permettant de relier différents ordinateurs et d’accéder ainsi à des informations. Le web était né.

Trente ans après sa naissance, plus de la moitié de la planète est aujourd’hui connectée à internet. Vatican News revient sur cette invention qui a révolutionné le monde avec l’un de ses fondateurs.

De nombreuses questions en suspens

François Flückiger est l’un des pionniers de l’Internet et à ce titre a été intronisé dans «l’Internet Hall of Fame». Il est à ce jour l’un des deux Français à avoir reçu cette distinction. Physicien et ingénieur de formation, ce collègue de Tim Berners-Lee a été en charge de l’Internet du CERN à Genève où il a passé sa carrière.

Tout en revenant sur cette histoire fascinante qui a révolutionné le monde, notre manière de communiquer et de partager les savoirs, mais aussi il n’a pas caché sa peur sur les dangers et les défis qui attendent le monde, à cause de la puissance de cet outil de communication facile et rapide.

Au fil des années, la «toile» n’a cessé de croître de manière exponentielle et est devenue aussi bien un outil majeur d’accès à la connaissance qu’un indicateur sociologique permettant de sortir de l’isolement. Aujourd’hui, plus de la moitié de la planète est connectée. Pour autant, même si personne ne conteste la révolution technologique du web dans nos sociétés, la question de sa juste utilisation est posée, à l’heure où les Fake News, le harcèlement en ligne où les contenus hors-la loi pullulent.

Aujourd’hui, Berners-Lee (anobli par la reine Elisabeth II pour le génie de sa découverte) plaide lui-même pour que le web soit plus réglementé. Il souhaiterait notamment que soit adopté un «contrat pour le Web», basé sur un accès pour tous et le droit fondamental au respect de la vie privée, contrant ainsi la volonté de certains géants du numérique de «ficher» ses adeptes en fonctions de leurs goûts.

Cette question de la régulation est de plus en plus fréquente dans les débats publics. Au mois de janvier dernier, lors du Forum économique mondial de Davos, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, plaidait ainsi pour une réglementation «douce» du web, déplorant les pays qui l’utilisent pour violer les droits humains.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.