Pérou : la députée et fille de l’ex-président Fujimori arrêtée pour blanchiment d’argent

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Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori, a été arrêtée mercredi pour blanchiment d’argent dans le cadre du scandale Odebrecht. L’ancien président Alberto Fujimori serait probablement la seule personne ne pouvant directement apporter un appui ouvert à sa fille détenue pour blanchiment d’argent, puisque il est lui-même recherché par la police, pour retourner passer le reste de sa condamnation de 25 ans en prison

Mercredi 10 octobre 2018 ((rezonodwes.com))– Actuelle leader de l’opposition péruvienne, la fille de l’ancien président Alberto Fujimori, Keiko Fujimori, 43 ans, a été arrêtée pour des soupçons de blanchiment d’argent mercredi dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht, le géant du BTP brésilien qui a versé des pots-de-vin pour obtenir des chantiers en Amérique latine, a confirmé son avocate Giuliana Loza.




Le parti a en effet reçu des dons de plus d’un million d’euros durant cinq cocktails organisés pour financer les campagnes de Keiko Fujimori, dont celle de 2016 perdue par la fille de l’ancien président Alberto Fujimori par à peine 41 000 voix. Force populaire avait oublié de consigner les noms des donateurs dans sa déclaration financière.

Keiko Fujimori qui dirige l’opposition sur fond de rivalité avec son petit frère Kenji, a été arrêtée dans les locaux du parquet de Lima au moment où elle se rendait dans le bureau du juge pour être entendue sur le financement de sa campagne électorale à la présidentielle de 2011, a ajouté l’avocate, qui a qualifié cette décision d' »abus » de droit.

La justice accuse l’ancienne candidate à la présidentielle de blanchiment de capitaux dans le cadre du financement de sa campagne de 2011 et 2016. La détention a été décrétée pour 10 jours, car la justice estime qu’il existe un risque de fuite et d’obstruction de l’instruction.




Keiko Fujimori, députée et fille de l’ex-président Fujimori, est arrivée mercredi soir au siège du tribunal pénal national du Pérou pour une première audience, depuis son arrestation dans l’après-midi du même jour.

>Une vingtaine d’autres personnes sont également dans le collimateur de la justice péruvienne.

Ce placement en détention provisoire pour 10 jours, selon Me Giuliana Loza, intervient alors que la grâce de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000) a été annulée mercredi dernier par la justice péruvienne. L’ex-chef de l’Etat, hospitalisé depuis ce jour-là dans une clinique de Lima sous surveillance policière, est considéré comme un « détenu », selon la justice.

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