Des religieuses accusées d’abus sexuels

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Le scandale entourant l’ancien orphelinat pour jeunes démunis ou abandonnés du quartier Giffard prend de l’ampleur, avec, pour la première fois au Québec, des allégations d’abus sexuels commis par des religieuses des Sœurs de la Charité de Québec 

Vendredi 5 octobre 2018 ((rezonodwes.com))– Pour la première fois, au Québec, des religieuses ont été indexées pour avoir commis des abus sexuels.




Un ancien pensionnaire de l’orphelinat Mont d’Youville à Beauport, Jean Simard, 56 ans, a déposé une demande pour intenter une action collective contre la congrégation qui a fondé l’orphelinat et l’a dirigé durant environ 70 ans. Dans sa requête, Jean Simard réclame une somme de 2 millions $ à la congrégation et au CIUSSS à titre de dommages et de pertes pécuniaires et non pécuniaires.

Depuis la médiatisation de la requête, une cinquantaine d’anciens pensionnaires ont contacté la firme Quessy Henry St-Hilaire, qui a déposé les procédures.

La majorité des nouveaux plaignants ont dénoncé d’autres préposés laïcs de l’école. Quelques-uns ont identifié des religieuses.

Dans sa requête amendée, déposée mercredi au palais de justice de Québec, les avocats racontent le cas d’une fillette de sept ans, qui aurait été agressée sexuellement à de multiples reprises par la religieuse responsable de la buanderie, en 1957. Les agressions seraient survenues deux fois par semaine, durant une année.




Selon les allégués de la requête, la religieuse faisait d’abord asseoir la petite fille sur ses genoux. Elle lui enlevait sa petite culotte et lui touchait le pubis et la vulve durant plusieurs minutes.

Cette même jeune fille allègue avoir subi des sévices physiques et psychologiques aux mains des religieuses durant son séjour de cinq ans au Mont d’Youville. Elle aurait reçu des châtiments corporels si intenses qu’elle était incapable de s’asseoir durant les visites de son père au parloir. Les religieuses l’auraient forcé à terminer un plat dans lequel elle avait vomi.




Au moins un garçon et une autre fille auraient confié aux avocats avoir été victimes d’abus de la part de religieuses des Sœurs de la Charité de Québec.

«Les éducateurs du Mont d’Youville lui disaient qu’ils allaient le dompter, que de toute façon, ils étaient des enfants abandonnés et qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient avec eux», peut-on lire dans la requête.

 

 

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