Électricité 24 sur 24 : Après 14 mois, Haïti toujours plongé dans le « blackout »

Quand la propagande laissera la place à la planification scientifique et à la concertation, on pourra enfin voir partout sur le territoire haïtien les bienfaits de l’électricité et du développement

Port-au-Prince, vendredi 10 août 2018 ((rezonodwes.com))– Le 17 juin 2017, le président Jovenel Moïse, lors d’une rencontre avec la diaspora haïtienne de la Floride, a émis la plus grande promesse de son mandat qui est de fournir l’électricité 24 heures sur 24, partout en Haïti dans 18 à 24 mois.




Le chef de l’état a même pris comme échantillon la commune de Les Irois et a formellement promis d’inaugurer une usine électrique dans un mois, c’est-à-dire le 17 juillet 2017.

Si cette nouvelle promesse de Nèg Bannann Nan avait immédiatement constitué un véritable leitmotiv pour les proches et fanatiques du deuxième président de la mouvance Tèt Kale, elle a par contre suscité beaucoup de réactions ironiques de la part des détracteurs du chef de l’état et avait laissé circonspects les analystes et directeurs d’opinion.

Maintenant, 14 mois après cette fameuse déclaration, les foyers de la commune phare de Les Irois sont toujours plongés dans le noir et la centrale promise, toujours en construction, génère des casse-tètes inimaginables. Les compteurs pré-payés promis ne sont toujours pas installés, l’unité de stockage complètement inadéquate et la synchronisation entre le solaire, le thermique et l’éolienne n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Et, la distribution de « système solaire individuel » ne changera rien.




Même si la présidence a voulu récupérer des lauriers pour la réparation des trois turbines de Péligre, il n’est un secret pour personne que l’administration actuelle n’a rien à voir dans la réalisation de ce projet, élaboré sous la présidence de René Préval, qui a été signé et démarré sous la présidence de Michel Martelly. D’ailleurs, la première turbine a été remise en marche officiellement sous la présidence de Privert et les deux autres sous la présidence de Jovenel Moise, uniquement avec les fonds et l’expertise de la communauté internationale.

De plus, la sécheresse qui sévit actuellement et la rétention systématique des eaux pratiquée par les Dominicains ont contribué à assécher le fleuve et à compliquer la donne.

Seul le contrat, sur la base d’un prêt de 150 millions de dollars américains de Taiwan, pour la reconstruction du réseau électrique de la région métropolitaine semble être un objectif concret bien que les documents tardent encore à recevoir la signature des dirigeants des deux pays. Par contre, la firme taiwanaise, devant être en charge de ce travail, a indiqué que le projet durera …. 24 autres mois.

Finalement, le président Moise n’a plus qu’une seule carte en mains : se jeter dans les bras de ceux que ses partisans appellent avec dédain « Machann Blackout » en tentant même d’en recruter de nouveaux avec le lancement d’appels à proposition, grâce à un financement de la Banque Mondiale, pour inviter des firmes de production d’énergie à investir dans des centrales en région.




Cette privatisation à outrance ne finira-t-elle pas par casser les reins de la compagnie étatique Électricité d’Haïti (Ed’H) qui aurait pu être modernisée et mieux gérée afin d’augmenter sensiblement et sans propagande la fourniture du courant électrique pour accompagner les entreprises dans la création d’emplois et de richesses.

 

Une pensée sur “Électricité 24 sur 24 : Après 14 mois, Haïti toujours plongé dans le « blackout »

  • 12 août 2018 à 9:32
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    Américin blan ap fin pran ayiti nan men nou

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