Équateur-Acte de kidnapping : L’ex-président Correa sommé de se présenter tous les 15 jours devant le tribunal

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Rafael Correa, habitant actuellement en Belgique, et qui a dirigé l’Equateur pendant 10 ans (2007-2017) serait rattrapé par son passé et devrait maintenant rendre compte à la justice qui voudrait lui imposer certaines restrictions dans ses libertés de mouvement. La juge équatorienne Daniella Camacho a ordonné que l’ancien président Correa, début de juillet, soit présenté tous les 15 jours devant le tribunal où il était accusé de l’enlèvement de l’ancien vice-président Fernando Balda, un fait qui serait commis en Colombie en 2012. L’ancien président serait le cerveau de l’acte de kidnapping vivant à éliminer physiquement un opposant





Quito, mardi 19 juin 2018 ((rezonodwes.com))–Sur réquisition du procureur général, de Quito, la juge Daniella Camacho a ordonné, à titre de mesure préventive, que l’ancien chef d’Etat équatorien Rafael Correa, se présente tous les 15 jours devant la Cour nationale de Justice à partir du lundi 2 juillet prochain, lisons-nous dans un communiqué.

Le juge a également indiqué que pour faciliter l’instruction complète du dossier, un délai allant jusqu’au 18 juillet, est accordé au juge-instructeur.

Pour sa part, le procureur a avoué avoir détenu suffisamment de preuves démontrant que l’ancien Chef d’Etat Correa était le cerveau de la tentative d’enlèvement de Balda, un opposant qui était en exil à Bogotá, ensuite a été extradé à Quito pour être jeté en prison pendant plus de deux ans.




Le procureur parlant d’évidences, s’est basé, d’après lui, sur des faits palpables. Parmi les preuves à conviction, a-t-il soutenu, « figurent deux chèques émis par la Direction nationale du service de renseignement, des lettres envoyées par deux accusés dans l’affaire à l’ancien président, des bureaux du Secrétariat national de renseignement, la Présidence de la République et le Conseil national électoral, ainsi que des témoignages de plusieurs personnes recueillies.« 

Le procureur a également demandé que l’utilisation d’un dispositif de surveillance électronique soit imposée à M. Correa et que des mesures de protection soient ordonnées en faveur de Balda et de sa famille.




Signalons que l’ancien président Correa, qui vit en Belgique, n’a pas comparu à l’audience, mais ses avocats et plusieurs dirigeants politiques, comme son ancien ministre des affaires étrangères Ricardo Patiño, l’ont fait, ont confirmé les médias locaux équatoriens.

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