Guyane-Racisme: La population guyanaise comparée à « des singes » par un gendarme français

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Cette population guyanaise qui n’avait jamais aspiré à l’esprit d’indépendance quand les troupes de Dessalines combattaient farouchement l’armée française jusqu’à la victoire finale le 18 novembre 1803, est aujourd’hui traitée de « singes et de paresseux » par un gendarme français en fin de mission dans la « colonie » ou département outre-mer. France-Guyane a publié dimanche matin un communiqué du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, condamnant les propos racistes de ce gendarme se comportant comme un ancien colon




Paris, dimanche 6 mai 2018 ((rezonodwes.com))–Ces propos racistes qui ont eu fort écho dans la métropole sont qualifiés d’«inadmissibles» par le ministre français de l’Intérieur, écrit dimanche le journal Le Figaro.

La gendarmerie française a, de son côté, qualifié ces paroles d’«intolérables». Selon la presse française qui n’a pas révélé le nom du militaire raciste, il a tenu ses propos le 21 avril dernier, lors d’un discours prononcé à Saint-Laurent-du-Maronie, à l’issue d’une mission de trois mois et en présence notamment d’un sous préfet de la Guyane.

C’est à ce moment que le chef d’escadron s’était lancé dans ce qu’il appelle une «allégorie» sur la population locale.

«Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool», avait affirmé le gradé, selon son discours révélé par Le Monde et LCI.




Selon une copie de son discours haineux obtenu par l’AFP, que Rezo Nòdwès a pu lire également, le gendarme a dit se réjouir «d’avoir pu aussi compter sur certains paresseux, très nombreux dans la région, dont la réactivité et l’envie de travailler n’ont d’égal que les résultats qu’ils obtiennent».

Convoqué par le commandement local puis, à son retour en métropole, par son commandement en Île-de-France, le gendarme est aujourd’hui visé par une procédure disciplinaire, a rapporté France Info, dimanche matin.

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