République Dominicaine/Corruption: Les dominicains dans les rues de Miami et de Santo Domingo

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« Qu’avons-nous ici au Palais National ? Des voleurs ! Rien que des voleurs ! » crient les dominicains dimanche matin durant la Marche des Verts à Santo Domingo. En deux endroits différents, Miami et Santo Domingo, les dominicains en un même temps font passer le même message: NON à la corruption et à l’impunité chez eux




Miami, dimanche 28 janvier 2018 ((rezonodwes.com)).–Alors qu’en Haïti, la corruption aurait pris une autre dimension, selon des dirigeants de INITE, MOPOD, Pitit Dessalines, avec la subvention inopportune accordée par le régime Tèt Kalé à plus d’une cinquantaine de partis et de groupuscules politiques, le Mouvement des VERTS continue d’exiger des réformes dans l’administration en République Dominicaine, pour combattre la corruption et mettre fin à l’impunité.

Dimanche, ils étaient des dizaines à descendre parallèlement dans les rues de Santo Domingo et de Miami pour dénoncer ouvertement le système de corruption qui sévit dans leur pays.

C’est dans un parc de Miami que les dominicains résidant en Floride, se sont donnés rendez-vous dimanche 28 janvier 2018, pour rappeler à tout badaud que chez eux, en République Dominicaine, la corruption et l’impunité prédominent au sein du gouvernement de leur pays.




Pourtant, contrairement à Haïti où le gouvernement accuse un déficit budgétaire de plus de 7 milliards de Gourdes, pour les quatre premiers mois de l’année fiscale 2017-2018, malgré tout continue de faire des heureux, les dominicains de la Floride ont vilipendé le leur.

« Le gouvernement que nous avons aujourd’hui n’est pas un gouvernement, c’est une mafia, avec des liens étroits avec tout le réseau de pots-de-vin de Odebrecht, et les juges sont sous contrôle« , a déclaré Rosa Rodríguez, la coordonnatrice du Mouvement des Verts à Miami.




Par ailleurs, à Santo Domingo, dimanche matin, c’est devant l’édifice du Palais National que les dominicains étaient venus crier leur raz-le-bol du régime de corruption qui n’en finit pas. Le collectif « Marcha Verde » a réclamé la fin de la corruption et de l’impunité lors d’une manifestation réunissant une foule immense qui traitait de « voleurs« , le président Danilo Medina et ses collaborateurs.

La foule qui a improvisé une plate-forme dans le Parc des Avenues du 30 mars et du Mexique, a marché jusque devant le Palais National où les manifestants ont crié: « ¿Qué es lo que hay ahí al frente? Ladrones”. « Qu’y a-t-il par devant? Les voleurs ».

Notons que l‘accès direct au palais a été bloqué par un important contingent de police stationné dans la zone.

A l’instar de nombreux haïtiens souhaitant récupérer une partie des 3.8 milliards de fonds de Petro Caribe détournés par des présumés impliqués Bellerive, Lamothe, Laleau et consorts, les organisateurs de la « Marche Verte« , dans une proclamation lue par Geny Lozada et Jesús Díaz, ont demandé « la récupération de « tout l’argent volé dans les cas Odebrecht, Super Tucano, la vente de terres à Haina et Bocha Chica, entre autres« . 

Ils ont également exigé le jugement et la condamnation effective de tous les responsables coupables de corruption et d’impunité. Ils ont appelé le gouvernement de Medina à « annuler immédiatement tous les contrats passés entre l’Etat dominicain et des entreprises criminelles« , ont-ils qualifié.

(…ce n’est pas le carnaval, des dominicains, dimanche dans les rues de Santo Domingo pour dire NON à la corruption)

(…des dominicains dans les rues de Miami, dimanche après-midi pour dénoncer la corruption et l’impunité chez eux…)

 

 

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