« L’importance de la lecture dans le développement de l’homme », par Rosie Bourget

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On rapporte une boutade très tendancieuse disant que si l’on voudrait cacher quelque chose à l’ haïtien, mets-le dans un livre. Une telle plaisanterie n’est pas de nature à pincer notre curiosité. Et pour un compliment, c’en est loin d’être. Armez-vous toujours d’une bonne documentation avant d’entreprendre toute forme de discussion. Rappelez-vous du dernier titre de bouquin que vos yeux avaient dévoré. Selon l’auteure de ce texte, Rosie Bourget, « la lecture est un exercice des plus profitables, sous bien des aspects. Elle est le meilleur moyen pour l’apprentissage, le développement mental et l’expression orale. Elle développe les fonctions cognitives dans des proportions étonnantes ». Parcourez ensemble les lignes de son texte (1ère partie) nous encourageant tous à nous plonger dans la lecture, une vraie arme de la connaissance, à nulle autre pareille.
cba

Samedi 4 novembre 2017 ((rezonodwes.com)).-Pour développer le goût de la lecture, il faut créer un environnement physique et psychologique propice. Cela commence parfois par ôter ce qui fait obstacle à la lecture. Si nous avions à choisir un ami, dans nos moments de solitude, le « livre» serait le choix idéal, car il nous propose des sujets dignes d’intérêt et d’attention, et nous connaîtrons, grâce à lui, les œuvres des grandes figures du passé porteuses d’un
savoir étendu et de valeurs authentiques.

Les progrès et développements fantastiques qu’a réalisés l’homme dans les différents domaines du savoir et des arts ne sont pas le résultat d’un sursaut soudain; ils sont la conséquence des expériences accumulées au fil des siècles et sont passées aux générations successives à travers les livres et les écrits. Bien que les penseurs eux-mêmes aient disparu depuis des lustres, leurs pensées et leurs œuvres ont été préservées dans les « livres».

Par l’étude de ces œuvres, le lecteur franchit, en un sens, les limites du temps et profite du savoir de ces hommes exceptionnels qui ont disparu aujourd’hui. En compulsant ces sons du passé que sont les livres l’on découvre bien des vérités insoupçonnées. L’un des avantages qu’offre l’étude des œuvres des hommes de culture et de savoir, c’est que tout le monde, riche ou pauvre, puisse rencontrer ces illustres personnages et passer le temps qu’il veut à la connaissance des hommes qui ont marqué l’histoire humaine. Par la lecture, nous pouvons sauver nos âmes des affres de la solitude. Celui qui prend plaisir aux livres peut se passer des autres loisirs. Celui qui recherche le
savoir ne craint pas l’isolement.

Un savant européen disait : «L’homme, par sa nature, fuit et craint l’isolement et veut toujours côtoyer ses semblables et ses proches, comme s’il y avait un vide dans sa vie qu’il faut combler et que des liens et des attaches le reliaient aux autres, empêchant qu’il vive dans l’isolement« . Nul doute, dès lors, que le livre est le meilleur compagnon, car il nous transporte d’un environnement plein de gens ordinaires à un mon de de pensées et d’imaginaire fantastique. Il nous permet d’ entrer en contact avec les grandes figures de l’histoire et de partager leur savoir.

Ainsi, nul compagnon et soutien aux jours de solitude n’est plus approprié et plus fidèle que le livre, car la compagnie des hommes de ce monde n’est pas exempte de dangers du fait qu’ils tentent parfois de nous entraîner à suivre leurs désirs et leurs penchants peu avouables. Ils nous poussent donc vers le gouffre des pêchés alors que le livre nous conseille, tel un vieux sage expérimenté qui, par ses propos, éloigne l’influence des désirs néfastes de notre esprit.

A suivre…

R.B.

r_bourget@yahoo.com
Journaliste et détentrice
d’une MTS (Maîtrise en Travail Social)

1 COMMENT

  1. M dakò ak ou sou enpòtans lekti pou devlopman moun. Mwen note ou di “devloppement de l’homme” (et la femme?). Lekti a jan w di l la pèmèt ou aprann richès entèlektyèl ak konesans limanite akimile pandan plizyè syèk ou menm plizyè milenè. M santi ou vle mobilize moun pou yo antre nan lekti, fè konesans ak liv.

    Nan yon premye tan, moun la kapab koumanse li san antrav, san li pa gen okenn presyon sou li. Li gen dwa senpman amize l ak yon liv. Sepandan, wap dakò ak mwen ke gen de liv kap pwone de bagay ki bon ak sa ki ase malsen tou. Pa gen liv ki net (neutre). Sètadi, gen liv kap pwopoze kenbe estatoukwo a pandan gen lòt liv kap mobilize pou chanje/transfòme sosyete a.

    La a, nou dwe kenbe kont sosyete a gen klas sosyal. Gen klas sosyal ki dominan e opresif e gen klas sosyal domine ki vle sòti anba dominasyon ak opresyon. Gen liv kap defann enterè klas sosyal dominan yo. E gen liv kap defann enterè klas ki domine yo. Kidonk, lè moun la ap apwoche liv la, lap apwoche l apati yon pozisyon, swa pozisyon estatoukwo a oubyen pozisyon chanjman.

    Sa mande depi anlagan, nap antre nan lekti a ak yon espri kritik pou nou pran sa nou bezwen pou chanjman nou espere nan lavi a epi rejte sa nou estime ki pa bon yo e kap mentni estatoukwo yo. Kidonk, nou dwe toujou rete vijilan paske gen de liv ki prezante de danje e ki kapab pouse nou nan gouf peche osi fasilman ke sèten moun nan sosyete a. Lesansyèl se rive akeri yon espri kritik ki pèmèt nou reflechi byen sou sa ki bon ak sa ki pa bon. Fòk nou aprann gade enterè ki klas kap defann nan tèl ou tèl liv nap li.

    Toutfwa, mwen dakò ak ou nan batay pou ankouraje moun li, eksplore plis liv posib men ak espri kritik.

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