Cantine Scolaire : Kerlens Tilus identifie les causes des tourments de Norbert Stimphil

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Coup d’œil sur le Programme National de Cantine Scolaire(PNCS) : D’où viennent les tourments de Norbert Stimphil ?

par Kerlens Tilus

« Ceux qui volent les terres se trouvent au Palais national…C’est l’un des pays où les autorités sont les plus rusées. Les autorités qui ont été élues ou nommées pour assurer la sécurité des biens d’autrui sont celles-là même qui participent au vol des biens d’autrui ou les tuent pour s’accaparer de ces biens…C’est l’élite sale qui dirige Haïti alors que, dans les autres pays, c’est le contraire….En Haïti, enchaîne-t-il, le plus corrompu, le plus grand voleur et le plus criminel sont les plus aptes à devenir présidents, ministres, sénateurs ou députés. » (Sénateur Jean Renel Senatus)




Samedi 4 novembre 2017 ((rezonodwes.com))– En 1997, l’ancien président René Préval a mis sur pied le Programme National de Cantine Scolaire où il avait choisi une certaine madame Jeanne pour le diriger. L’administration de René Préval ne s’est pas donné la peine pour écrire une loi cadre pour cette nouvelle institution d’Etat créée. Depuis la naissance du PNCS, c’est le Palais National qui nomme et révoque et qui gère les fonds qui y sont alloués. En 2015, constatant les problèmes multiples que posait cette institution, le Ministre de l’Education Nationale, Nesmy Manigat a monté une commission pour travailler sur les reformes à entreprendre au sein du PNCS pour faire du programme d’alimentation scolaire une affaire nationale et viable.

C’est ainsi qu’en Janvier 2016, un document de 76 pages a été publié faisant acte de la mise en place d’une Politique et Stratégie Nationales d’Alimentation Scolaire (PSNAS). C’est une réflexion majeure sur l’alimentation scolaire basée sur un consensus de toutes les parties prenantes des secteurs de l’éducation et de l’agriculture. L’économiste Nesmy Manigat était témoin de la corruption qui gangrenait cette institution qu’est le PNCS et il a voulu la transformer pour faire d’elle une institution viable et progressiste. Mr. Norbert Stimphil qui faisait partie du Cabinet privé du ministre Manigat a travaillé sur le PSNAS. C’est à partir de là qu’il a commencé à se faire d’importants ennemis vu que le PNCS était la vache à lait des parlementaires corrompus et des officiels du pouvoir.

Quand le ministre Nesmy Manigat a pris contrôle du MENFP, il a inséré le PNCS au sein du Programme Education pour Tous (EPT) pour une meilleure gestion de cette institution. Voilà qu’aujourd’hui c’est le respecté et le compétent Norbert Stymphil qui gère l’EPT, les malfrats n’ont pas la mainmise sur les millions de dollars qu’ils savaient détourner autrefois. C’est dans cette dynamique qu’il faut comprendre les démarches du conseiller de la présidence Guichard Dore et de Gary Bodeau, questeur de la chambre des députés qui cherchent à remplacer Mr. Norbert Stymphil par un proche du pouvoir PHTK. Ces messieurs croyaient que la tentative d’assassinat sur la personne de Norbert Stymphil dont la maison a essuyé plus de cinq cent cartouches allait passer comme une lettre à la poste. He bien, les assassins se trompent. La BID et la Banque Mondiale ont contacté les autorités américaines pour qu’une investigation en bonne et due forme soit menée sur la tentative d’assassinat du Coordonnateur Général de l’EPT.

Le PNCS est appelé à devenir une agence nationale de supervision et non d’opération, c’est-à-dire le PNCS n’aura pas à gérer des millions. Cette nouvelle politique a pris les malfrats par surprise. Le PSNAS a tracé une politique pour le PNCS et qui a proposé une transformation de cette institution. Avec le PSNAS et le PNCS on peut développer le secteur agricole puisqu’il est dit que chaque enfant scolarisé doit recevoir un plat chaud de 1200 calories par jour. Et le PNCS fait injonction aux opérateurs d’acheter les intrants en Haïti, donc, on donne la primauté aux agriculteurs haïtiens. Les importateurs de produits de premières nécessités sont les premiers ennemis du PSNAS et du nouveau PNCS.

Les politiciens, particulièrement les parlementaires font partie de la deuxième rangée d’ennemis de cette nouvelle politique. Les malfrats en Haïti ne réalisent qu’il y a de fait une autre politique sur la cantine scolaire en Haïti. Les bailleurs de fonds internationaux ne vont pas continuer à investir dans le PNCS de Préval de 1997. Ce modèle est expiré ; la classe politique corrompue a été prise de court. Je ne cesserai de le dire, l’internet et les réseaux sociaux sonnent le glas de cette élite malpropre, de cette classe politique ti couloute et de ces gouvernants et dirigeants corrompus qui croient qu’ils peuvent se permettre de tout faire. La révolution que nous attendons en Haïti ne sera pas sanglante, mais elle sera bien une révolution pacifique, tranquille, progressiste et bien pensée.




Les instigateurs de cette révolution réfléchie sont bien des professionnels compétents, honnêtes, sérieux et intègres qui sauront tirer profit des avantages et opportunités qu’offrent les nouvelles technologies de l’information. Je prédis que dans cinq ans, Facebook et Whatsapp se transformeront en des universités virtuelles pour les jeunes informations ; ils seront des espaces d’apprentissage et d’échanges éducatifs. Nous aurons de multiples sites internet où les jeunes pourront se ressourcer en information. La connaissance ne sera pas un luxe pour le jeune haïtien qu’il soit citadin ou campagnard.

Nous devons oser espérer et il y a de l’espoir pour ce pays. De jour en jour, les assassins de la classe politique finiront par commettre les erreurs les plus absurdes. Ils ne pourront pas continuer à assassiner les cadres sérieux et performants de l’Administration publique qui ont osé tenir tête à eux et qui ont esquivé la corruption sans être punis. Nous avons la garantie que les auteurs intellectuels de l’attentat contre Norbert Stimphil iront en prison. Nous voulons être mesure de régler nos problèmes entre Haïtiens à l’interne, mais dans cette conjoncture politique, il faut bien faire appel à l’expertise internationale, car ce sont nos propres dirigeants qui veulent bousiller les projets viables auxquels peuvent bénéficier la population en général. Nous disons que les enfants sont l’avenir du pays ; pourquoi des gens veulent détourner l’argent destiné à financer les cantines scolaires ?

Pourquoi les politiciens veulent être riches en choisissant de zombifier et de faire du mal aux autres. Nous devons tracer des exemples en Haïti. Quand la justice américaine porte mains fortes aux bien-pensants en Haïti, ce n’est pas de la traîtrise, c’est bien un acte de patriotisme. Qui peut encourager le terrorisme d’Etat dans le pays ? Tirer plus de cinq cent cartouches sur la maison d’un citoyen paisible, un cadre de la fonction publique qui fait l’honneur de son pays, est un crime. Nous devons dénoncer les auteurs intellectuels et les exécuteurs.

La Police Nationale d’Haïti et la justice haïtienne peuvent s’asseoir sur leurs lauriers, cette enquête sera entamée et elle aura une fin heureuse pour les victimes. Nous sommes tous des Norbert Stymphil. Se former dans un pays de misère comme Haïti n’est pas chose facile, on ne peut pas permettre à des chenapans d’ôter le souffle de vie que Dieu nous a donné. Les Haïtiens doivent s’armer de courage pour porter les responsables d’Etat à poursuivre avec les réformes au niveau du Programme National de Cantine Scolaire (PNCS). Que la Politique et Stratégie Nationales D’Alimentation Scolaire (PSNAS) puissent être implémentées.

Aujourd’hui, nous comprenons bien qu’il y a une mafia qui fonctionne en Haïti. Et, cette mafia a comme idéologie la pratique du mal et de la corruption. Duvaliéristes, Lavalassiens, Tèt kaliens, hommes de droite et hommes de gauche, ils forment un gang pour rendre misérable la population et appauvrir le pays. Nous avons trop de choses à perdre pour laisser le pays entre les mains des fiéffés filous et des minables. Nous devons mettre fin à ce système politique qui a fait trop de mal à ce pays. Nous ne pouvons pas faire le dialogue national avec ces kamikazes.

Cette classe politique doit être renouvelée. Tôt ou tard, la bourgeoisie marchande antinationale que nous avons en Haïti finira par avoir de la compétition. Ils crieront à l’aide, mais ils ne trouveront aucune âme vivante pour les aider. Nous saluons le courage de tous ceux qui ont pensé à faire le replâtrage du PNCS et qui ont mis en place la PSNAS. Nous avons des gens capables en Haïti, mais tout ce qu’il manque c’est la volonté et le courage. Que les intellectuels noirs de la classe moyenne puissent être conscientisés et travailler pour former la masse critique qui est une condition sine qua non pour combattre l’ignorance, la démagogie, l’arbitraire et l’injustice.




Une fois de plus, nous saluons le courage et le dynamisme du citoyen Norbert Stimphil. Nous souhaitons que ce pays puisse avoir des visionnaires comme l’économiste Nesmy Manigat qui, en deux ans a effectué des réformes extraordinaires qui peuvent aider le pays à chambarder ce système éducatif moribond. Nous souhaitons longue vie au PNCS réformé et à la PSNAS.

Kerlens Tilus 11/04/2017
Futurologue/ Templier de Dieu
Snel76_2000@yahoo.com
Tel : 631-639-0844

3 COMMENTS

  1. Atik saa vin ak tout sa tout moun konen deja, men, mpa kwè meriken pwal ede pèson retire koripsyon an Ayiti. 1), pase peyi ameriken limenm pouri santi ak fòm koripsyon pal; 2) pase etazini gen enterè antreteni peyi pov an amerik yo kel kontribiye apovri ak boujwazi sangwen ki la dan yo, poul ka pi byen domine yo, fè sal vle ladan yo. Se sak fè si moun serye monte an politik, se souvan ameriken limenm ki fè koudeta kont moun sa yo ki ta vle vin bon dirijan.

    Kidonk fòn pa reve kanpe, reve jeklè ankoulè. Poum fini, map di otè ya, ke vye tit « templier de Dieu » kel mete pou tèt li ya, se youn vye bagay moun fou, limèt retirel, pase se fè makak sa ye!

  2. Et ou menm Tilus se paske ou sèriè ki fèr ou pa gain aptitude pou vinn prèzidan. Pendant ti boutt 70 annèes ke map tandè moun kap kritikè yo , yo pa feŕ eksepsion leur yo vinn lan pouvoi: yo vòlè pi rèdd. Sa fèr ou mal ou pa ka grimpè lan pouvoi paskè ou pa tè rètè lontan lèkol ou bien ou tè kŕètin yo tè mètè’w sou ban dèyè a, donc ou pap rivè anyeñ: la nature pa rinmen’w ou aigri.

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