Manifestation : Plusieurs blessés dont Steven Benoit et Moïse Jean Charles!

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Port-au-Prince, mercredi 18 novembre 2015.- La manifestation organisée par les candidats protestataires a été dispersée à Pétion-Ville par les agents de la police nationale d`Haïti qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

En réaction, certains manifestants en colère ont répliqué en lançant des pierres sur les pare-brises de certaines voitures stationnées dans la zone.

Parmi les nombreuses victimes de cette intervention, on peut citer le sénateur Steven Irvenson Benoit, Moïse Jean Charles et l’étudiant de la FDSE Woody Clément qui ont reçu plusieurs balles des agents de la CIMO. Transportés d`urgence dans un centre hospitalier, leur vie ne se trouve pas en danger, selon les professionnels qui leur ont prodigué les soins que nécessitaient leur cas.

D`autre part, un véhicule appartenant au candidat Jean Henry Céant a été saisi par des policiers qui n`ont pas pu prouver une quelconque faute des occupants, après constat d`un juge de paix. Selon Me Newton Saint Juste, plusieurs militants, dont Marc Arthur Pierre Louis, ont été arrêtés et ont été conduits dans la zone de Cité Soleil.

Cette manifestation qui a réuni une foule immense avait pour but de dénoncer le scrutin frauduleux du 25 octobre et réclamer l`exclusion du candidat du pouvoir, Jovenel Moïse, de la course à la présidence.

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  1. MUDHAH APPEL DU 18 NOVEMBRE 2015

    Carrefour-Feuilles, le mercredi 18 novembre 2015,
     
    Mes chers compatriotes d’Haïti et de la diaspora,
     
    Ce grand jour du 18 novembre 2015 qui n’est pas comme les autres et qui nous rappelle celui du 18 novembre 1803,  marquera pour nous haïtiennes, haïtiens et tous les nouveaux libres, la bataille de vertières et la victoire finale contre tout un système esclavagiste et contre toutes formes de sévices dans toute l’île d’Haïti.
     
    Cette bataille de Vertières  du 18 novembre 1803 est pour Haïti la fin d’une longue et sanglante période de guerre de libération, après avoir écrasé triomphalement l’armée française que Bonaparte avait envoyée à Saint-Domingue pour rétablir l’esclavage.
     
    Ainsi, mes chers compatriotes, je vous rappelle qu’Haïti devenait le premier État politique noir libre et indépendant des temps modernes.
     
    Oui, j’ai bien dit, le premier État politique noir libre et indépendant des temps modernes.
     
    La bataille de Vertières était une date glorieuse, mémorable et sacrée dans notre histoire de premier peuple noir libre, souverain et indépendant avant les périodes de 1915 – 1934 et de 1994 à nos jours. La célébration de la bataille de vertières était une vraie tradition patriotique.
     
    Commémorée chaque 18 novembre depuis la constitution de 1957, cette fête était une fierté nationale. La bataille de vertières occupait une place centrale dans la culture haïtienne, dans la littérature, la peinture, la musique, dans les médias, dans les discours politiques, dans les échanges entre individus, dans les écoles, dans les universités, dans les défilés de nos forces armées d’Haïti et enfin dans les meetings sportifs et artistiques nationaux et internationaux.
     
    Mes chers compatriotes, rappelez-vous de la détermination de nos vaillants soldats qui chantaient et criaient avec dévotion et conviction : « Grenadyé ! A laso, sa ki mouri zafè ya yo ! (bis), Nan pwen manman, Nan pwen papa, sa ki mouri zafè ya yo ! » 
     
    Rappelez-vous mes chers compatriotes, les prouesses du général Jacques CAPOIS, que son cheval était atteint d’un boulet de canon. Il se met debout et, sabre au poing, se lance à pied à la tête de ses troupes en scandant : « En avant, En avant ! » Nous devons toutes et tous être fiers et transcendés. Un autre boulet lui enlève son chapeau. Il continue le combat. Son héroïsme est tel que Rochambeau fait rouler les tambours, arrête la bataille et envoie un officier le féliciter pour sa bravoure.
     
    Malgré cette marque de reconnaissance de l’adversaire Rochambeau, le combat reprend pour la plus belle, et Dessalines envoie à Capois des renforts dirigés par Louis Gabart et Jean-Philippe Daut. Ces derniers s’emparent de la butte Charrier et les troupes indigènes mettaient en déroute l’armée coloniale et c’est la débandade française et de toutes les forces d’occupation à Saint-Domingue.
     
    Aujourd’hui, l’histoire a pris une autre tournure. Les filles et les fils de Grenadyé que nous étions, des espèces qu’on croyait être intrépides, résistantes et invincibles à tous les maux et aux mauvais coups de l’occupant et de l’ennemi ; eh bien, ce sont nous qui vendons aux plus offrants pour une boîte de sardine et un morceau de pain, l’héritage des héros de 1804 acquis à la sueur de leur sang et légué à nous petites filles et petits fils pour en devenir une grande nation.

    Nos chefs et nos dirigeants politiques de tout bord qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de notre pays et de nos institutions, ont conspiré contre l’émancipation de la nation, ont conduit à la défaite de nos armées et se sont mis en rapport avec l’ennemi pour cesser et casser le combat de la mémoire historique au travers de fausses élections.

    Le résultat mes chers compatriotes, c’est que 212 ans plus tard, les artilleries archaïques de l’époque ne nous encerclent plus pour le moment dans les plaines du Nord et du grand Nord. Cependant, nous avons été et nous sommes submergés par la force maladive (choléra, chikungunya, chic, Ebola, fièvre électorale etc…), et par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi avec la présence sur le sol Dessalinien par notre grande faute, la MINUSTAH.

    Infiniment malgré notre supériorité en nombre de compatriotes sur le terrain et dans la diaspora, la nation résignée que nous sommes aujourd’hui, ne peut en rien contre leurs argents ; leurs corruptions ; leurs chars ; leurs hélicoptères ; leurs espions intérieurs et extérieurs ; leurs avions ; leur tactique ; leurs plans machiavéliques qui peuvent nous effacer comme une ligne droite ou brisée tracée au crayon sur une feuille de papier.

    Si le pays est occupé militairement et n’arrive pas à se doter d’un budget réel de son trésor public et à  légitimer son personnel politique au travers de bonnes élections libres, honnêtes, inclusives et démocratiques aujourd’hui, c’est surtout grâce au concours, la complicité et l’échec de notre élite politique sanguinaire, de notre élite économique vorace, de notre élite intellectuelle sans estime, de la société civile sans vision et une nation résignée sans conviction et repère etc…. À vouloir trop imiter l’ennemi et prendre sa place, nous devenons nous-mêmes notre propre ennemi, l’ennemi de nos enfants, l’ennemi de notre jeunesse, de notre pays, de notre patrie et enfin l’ennemi de notre peuple.

    Avec notre devise l’Union fait la Force, nos aïeuls ont gagné la bataille de créer un coin de terre Haïti ; mais, nous leurs petites filles et leurs petits fils n’avons pas gagné la guerre de créer une grande nation, car, la Division et la médiocrité ont été toujours notre Faiblesse.

    Cependant le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ?  La défaite est-elle définitivement consommée ? Non ! Non ! Au grand jamais Non !
     
    C’est pourquoi, dans l’état actuel du pays, avec un Etat qui n’arrive pas à renouveler son personnel politique dans la confiance, la nation haïtienne toute entière et Haïti en particulier ont de quoi se mobiliser pour espérer d’exister dans les jours à venir.

    Mes chers compatriotes, cette mission de vrai combattant doit-être celle de toutes haïtiennes et tous haïtiens conséquents croyant encore en une résurgence d’une Haïti souveraine, prospère, terre de liberté et d’avenir guidée par nos ancêtres.

    Sachez que rien n’est perdu pour Haïti. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus et nous ont asservis encore en ce 21ème siècle vont faire venir la victoire un jour ou l’autre dans notre camp. Il suffit de croire et de travailler ensemble dans le Dialogue et dans l’Initiative commune.

    HAÏTI n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Oui, Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste passé glorieux derrière elle. Elle est le berceau de la Liberté et de la Démocratie, la vraie.

    Cette bataille, nous allons la gagner, car, elle n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays.

    Cette bataille n’est pas non plus tranchée par une autre bataille de Vertières.

    Cette bataille, c’est une guerre, physique, psychique, psychologique. Cette bataille, c’est une guerre mentale.

    Cette bataille, c’est nous l’ennemi avec nos démons, nos avarices, nos défauts et notre Moi haïssable.

    En tout temps, tout est la faute des autres, jamais nos responsabilités premières n’ont été mises en cause dans notre réalité de défaite historique.

    Moi, Edwin D’HAÏTI, je vous le redis, la France, les Etats-Unis, le Canada, la communauté internationale en général qui, jadis fussent nos bourreaux, sont aujourd’hui, nos partenaires. Mais, un partenaire d’intérêt avec un autre système nettement plus amélioré, plus avancé et plus éclairé que celui d’hier.

    Peut-être sommes-nous pas assez intelligents pour comprendre les grands enjeux internationaux et profiter nous aussi de leur coopération  quoique parfois hypocrite ? Alors, c’est pourquoi, j’invite encore tous les haïtiens d’Haïti et de la diaspora, l’élite politique, l’élite économique, l’élite intellectuelle, la société civile, la paysannerie, l’élite religieuse, les cercles ésotériques et les amis d’Haïti à se joindre et à s’asseoir ensemble avec franchise et sans intérêts mesquins pour sauver l’épopée du 18 novembre 1803 qui nous a donnée l’indépendance et la fondation de la première République politique noire libre, souveraine et indépendante le 1er janvier 1804.

    En cette fin de 2015 très incertain pour Haïti, le pays a doit au dialogue pour le grand déballage national pour enfin retrouver la confiance de la grande nation haïtienne du terroir et d’outre-mer dispersée et divisée.

    En tant que Porte-parole de la nation, fils et héritier également de nos ancêtres et de nos pères fondateurs, par ma voix, Edwin D’HAÏTI et au nom du Parti de la Diaspora Haïtienne pour Haïti MUDHAH,  en ces 212 ans de commémoration d’un trophée gagné mais mal géré depuis, je lance ce  vibrant appel de détresse à la nation pour sonner le glas du Dialogue National pour le grand Débat National, ce qui traduira le top départ d’une nouvelle ère haïtienne, avec une nouvelle constitution, une jeunesse en action, une nouvelle conscience, une nouvelle équipe dirigeante, un nouveau système politique, un nouveau modèle économique et d’une nouvelle nation.

    Quoi qu’il arrive,  si face à notre calamité et notre conjoncture politique grave et dangereuse ; si face à cette circonstance de coup d’état électoral orchestré par des vendus et collabos connus de tous ; si la majorité silencieuse et citoyenne ne se soulève pas non pas pour incendier les rues, les maisons, les business, les marchés etc… mais contre cette injustice et ce grand crime de trahison au bénéfice des MADRÉS du pays qui n’ont rien à foutre d’Haïti, de sa jeunesse, de sa politique agraire, de son éducation, de ses paysans, de ses habitants, de la classe moyenne, de son avancement et de son épanouissement etc…; sachez que la Flamme de l’existence qui protège le fondement et la résistance de la nation haïtienne va s’éteindre définitivement et ceci à tout jamais.

    Dans cet impasse chaotique, il faut un sursaut patriotique de chacun des antagonismes afin de prioriser les intérêts premiers de la nation à ceux personnels et mesquins.

    Nous avons voulu jouer aux plus intelligents opposition et pouvoir, aujourd’hui voilà le résultat. Ce sont Haïti et les plus vulnérables les grands perdants et en feront les frais.

    Pour un pacte d’entente nationale,

    Patriotiquement,

    Edwin D’HAÏTI
    Président du MUDHAH
    Parti de la Diaspora Haïtienne pour Haïti

    mudhah2015@gmail.com

    https://www.facebook.com/Edwin-DHA%C3%8FTI-548389761949947/

    https://twitter.com/EdwinDHAITI

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